Le gouvernement angolais a procédé au lancement officiel du projet de construction et de mise en orbite du premier satellite d’observation de la Terre du pays, ANGEO-1. D’un coût estimé à 225 millions d’euros (259 millions de dollars), le satellite est développé en partenariat avec le groupe Airbus
La cérémonie s’est déroulée lundi 16 mars au quartier général d’Airbus Defence and Space à Toulouse, par Mário Augusto da Silva Oliveira, ministre des Télécommunications, des Technologies de l’Information et de la Communication sociale. Le ministre a souligné qu’ANGEO-1 permettra à son pays d’accéder de manière souveraine et directe, à plus d’un millier d’images à haute résolution par jour. «Cette capacité sera essentielle pour soutenir le développement économique, la gestion durable des ressources naturelles et la sécurité du territoire, renforçant la capacité du pays à élaborer des politiques publiques et à prendre des décisions stratégiques fondées sur des données concrètes», assurent les autorités angolaises.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme spatial national. Luanda ambitionne « de transformer la République d’Angola d’un simple utilisateur de services, de produits et de technologies spatiales en un opérateur et producteur de ces mêmes technologies, assurant ainsi son indépendance technologique spatiale ». Outre les télécommunications, un programme d’observation de la Terre est également prévu, visant la surveillance environnementale, l’agriculture de précision, la gestion des ressources naturelles et la prévention des catastrophes. Le président de la République, João Lourenço, avait annoncé les ambitions spatiales de son pays en octobre 2025 lorsqu’il décida de créer l’Agence spatiale angolaise. Le « Livre blanc des TIC 2023–2027 » prévoit également la création d’un centre d’études spatiales, la formation d’experts nationaux, ainsi que le développement d’infrastructures de communication, de navigation et de météorologie.





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