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En Guinée, où les ambitions de transformation structurelle sont portées par le programme Simandou 2040, la question n'est plus seulement de mobiliser des capitaux, mais de les orienter vers des secteurs capables de créer davantage de valeur ajoutée et d'emplois.

À l'heure où le projet Simandou 2040 redessine les perspectives économiques de la Guinée, Conakry a accueilli, le 1er juillet, une conférence de haut niveau consacrée à l'investissement industriel. Organisée par WITBA INVEST SA et l'ONUDI Guinée, la rencontre a été marquée par la présentation de l'African Industrial Investment Barometer (AfIIB), premier baromètre dédié à l'investissement industriel sur le continent. Un outil qui ambitionne d'éclairer les choix stratégiques des décideurs africains.

Au total, cette transaction porte à 2,1 milliards de dollars le montant réglé aux créanciers détenteurs des eurobonds ghanéens depuis janvier 2025. Accra souligne que ce règlement a été effectué dans « le cadre des dispositions de financement planifiées, sans exercer de pression excessive sur les réserves de change du pays.» Un détail loin d'être anodin puisque la capacité d'Accra à honorer ses engagements extérieurs tout en préservant ses réserves constitue un signal adressé aux marchés financiers qui scrutent de près la trajectoire budgétaire du pays depuis plusieurs années.

Dans un communiqué publié ce lundi 06 juillet, le ministère des Finances ghanéen annonce avoir réglé par anticipation, une obligation eurobond de 700 millions de dollars. Selon le ministère, ce paiement se décompose en 525,2 millions de dollars au titre du principal et 174,8 millions au titre d’intérêts. Cette transaction accélère la stratégie de la gestion active de la dette du pays qui consiste à substituer les maturités de l’encours afin de profiter de la détente de taux sur le marché, et réaliser des économies sur les frais financiers.  

Près de deux Africains sur trois (65 %) estiment que leurs gouvernements devraient financer le développement national à partir des ressources internes, même si cela implique une augmentation des impôts et des taxes. À l’inverse, seuls 30 % des personnes interrogées privilégient le recours aux financements extérieurs, selon un rapport publié en juin par le réseau panafricain de recherche Afrobarometer.

Une large majorité d’Africains souhaite que le développement de leur pays repose d’abord sur les ressources nationales, quitte à supporter une pression fiscale plus importante. C’est l’un des principaux enseignements d’une enquête d’Afrobarometer, qui révèle également une volonté croissante de limiter l’influence des bailleurs de fonds sur les choix économiques, politiques et démocratiques des États.

C’est une ironie géographique que les autorités guinéennes ne veulent plus subir. Qualifiée depuis des décennies de « château d’eau » de l’Afrique de l’Ouest en raison des innombrables fleuves majeurs qui y prennent leur source, la Guinée peine paradoxalement à abreuver sa propre population. Les chiffres de la Banque mondiale sont sans appel : en 2022, près de 30 % des Guinéens restaient totalement exclus d’un accès de base à l’eau potable.

Face à une crise hydrique paradoxale qui asphyxie son économie et le quotidien de ses citoyens, Conakry déploie une offensive financière redoutable à travers le lancement du Projet Eau et Assainissement en Guinée (PEAG).Soutenu par la Banque mondiale, le PEAG ambitionne de transformer radicalement les infrastructures nationales pour raccorder plus de 2,6 millions d’habitants à un réseau d’eau potable fiable d’ici 2031.

Les fondamentaux des finances publiques demeurent fragiles. La dette publique reste élevée, oscillant autour de 75 à 80 % du PIB selon les dernières estimations, tandis que le déficit budgétaire continue d’évoluer entre 5 et 6 % du PIB. Les besoins annuels de financement dépassent 2 500 milliards de FCFA, dans un environnement international marqué par des taux d’intérêt durablement élevés. Le service de la dette absorbe désormais près du quart des recettes fiscales, réduisant considérablement les capacités de l’État à financer ses priorités économiques et sociales.

Le Sénégal traverse en 2026 l’une des périodes les plus délicates de son histoire politique récente. Au moment où l’économie devait entrer dans une nouvelle phase portée par l’exploitation du pétrole et du gaz, la rupture ouverte entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko a fait émerger une crise de gouvernance dont les conséquences dépassent largement le champ politique. Désormais, la consolidation budgétaire est confrontée à un risque supplémentaire : celui d’une paralysie institutionnelle susceptible d’éroder la confiance des investisseurs, de ralentir les réformes et de renchérir le coût du financement de l’État.

Le Maroc renoue avec une dynamique économique rarement observée depuis plus de dix ans. Selon le dernier Rapport de suivi de la situation économique au Maroc, publié par la Banque mondiale sous le titre Consolider la croissance : La transformation numérique comme levier de productivité, le Royaume a enregistré en 2025 une croissance estimée à 4,9 %, son meilleur résultat depuis une décennie.

Le Maroc franchit une nouvelle étape dans sa transition énergétique. Le Groupe de la Banque mondiale vient d'approuver un financement de 265 millions de dollars pour la réalisation de la station de transfert d'énergie par pompage (STEP) d'Ifahsa, près de Chefchaouen. Cette infrastructure stratégique, parmi les plus importantes du genre en Afrique, renforcera la capacité du Royaume à intégrer davantage d'énergies renouvelables tout en sécurisant son approvisionnement électrique.

SEAF, gestionnaire de fonds international basé à Washington, annonce la signature de son troisième investissement au Sénégal dans le cadre de la gestion d'Oyass Capital, un sous-fonds du Fonds souverain des investissements stratégiques du Sénégal (FONSIS).

Le gestionnaire de fonds international SEAF poursuit son engagement en faveur du secteur privé sénégalais. Basé à Washington, le groupe vient de conclure son troisième investissement au Sénégal dans le cadre du fonds Oyass Capital. Une enveloppe de 1,3 milliard de FCFA (2,2 millions de dollars) est destinée à accompagner l'expansion de La Ripaille, acteur majeur de la filière avicole, à travers un ambitieux projet de diversification.

La station deviendra la deuxième plus importante unité de production d’eau de Bujumbura, avec une capacité de 120 000 mètres cubes. Elle vise à répondre au déficit chronique d’approvisionnement en eau potable dans la capitale économique et ses environs. Le financement du projet repose principalement sur un appui de la Banque mondiale, qui mobilise 80 millions de dollars, tandis que l’Etat burundais apporte 10 millions de dollars.

Confronté à une fracture structurelle ville-campagne en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, le Burundi se fixe quinze ans afin d’assurer une couverture totale de la population et d’améliorer ses conditions de vie. Le projet de construction d’une station de pompage, de 90 millions de dollars, lancé en grande mercredi 17 juin par le chef de l’Etat, Evariste Ndayishimiye, fait partie de ce qui est présenté à Bujumbura (ndlr : la capitale économique du pays, Gitega étant devenue la capitale administrative) comme un des plus grands chantiers à caractère social du pays. La station de pompage d’eau est située à Nyabugete, dans la province de Bujumbura.