Le Conseil des ministres réuni mardi 30 juin 2026 à Oyo, au nord du pays dans le fief du président Denis Sassou N’Guesso, a approuvé un projet de loi de finances rectificative qui prévoit une augmentation de crédits budgétaires à hauteur de 227,5 milliards de FCFA pour l’exercice 2026.
Au total, ce sont 2 778,01 milliards de FCFA qui sont programmés cette année grâce aux plus-values de recettes provenant de la hausse des cours du pétrole au plus fort du conflit entre l’Iran, les Etats-Unis et Israël. Le cours du brut congolais est désormais attendu à 67 dollars contre 60,3 dans la loi de finances initiale, soit une progression de 11 %.
Les autres hypothèses ayant présidé à l’élaboration de la loi de finances demeurent inchangées : une production pétrolière estimée à 105 millions de barils, un taux de change de 550 FCFA pour 1 dollar américain, une croissance économique projetée à 5,5 % et une inflation ramenée à 2,7 %, contre 3 % initialement.
L’amélioration attendue des recettes conduit également à une révision à la hausse des dépenses de l’Etat. Elles sont désormais fixées à 2 561,07 milliards de FCFA, contre 2 320,17 milliards de FCFA dans la loi de finances initiale, soit 241 milliards de FCFA supplémentaires. Malgré la révision de la voilure budgétaire, les objectifs du gouvernement restent intacts Ils restent alignés sur les orientations du Cadre budgétaire à moyen terme (CBMT) 2026-2028. L’exécutif entend ainsi poursuivre la consolidation des recettes grâce à la digitalisation des processus, à la réduction des exonérations fiscales et à l’optimisation des recettes issues des ressources naturelles, notamment le pétrole, les forêts et les mines.
Le gouvernement prévoit également de renforcer la rationalisation et l’efficience des dépenses par une gestion plus rigoureuse des dépenses de fonctionnement, de poursuivre les efforts de réduction de la dette. Brazzaville insiste au passage sur la sortie du « tout-pétrole » pour renforcer la résilience de l’économie.
Les prévisions budgétaires actualisées font ressortir un excédent primaire, même si celui-ci est légèrement inférieur à celui prévu dans la loi de finances initiale. Il est désormais estimé à 216,95 milliards de FCFA, contre 230,37 milliards de FCFA auparavant. Les équilibres de trésorerie sont également ajustés. Les ressources de trésorerie et de financement sont évaluées à 1.595,36 milliards de FCFA, contre 1 240,36 milliards de FCFA dans le budget initial. Les charges de trésorerie (engagements liés au service de la dette échue en moins d’un an) sont, quant à elles, portées à 1 812,31 milliards de FCFA.





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