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Ce projet au caractère géopolitique indiscutable, est conçu pour transporter jusqu'à 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an du Nigéria et de l'Afrique de l'Ouest à travers 13 pays d'Afrique de l'Ouest jusqu'au Maroc, rappelle une déclaration conjointe de l’Office marocain des hydrocarbures et des mines ONHYM et de la compagnie pétrolière nationale nigériane NNPC.

Réunis le week-end à Freetown ( Sierra Léone), les Etats membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont signé dimanche à Freetown un accord intergouvernemental soutenant le gazoduc transatlantique porté par le Nigéria et le Maroc, indique une déclaration conjointe maroco- nigériane. 

Les analystes de Standard & Poor’s assurent pouvoir relever la note souveraine du Nigéria au cours des 12 à 24 prochains mois « si les résultats budgétaires s'améliorent sensiblement, que ce soit grâce à une consolidation budgétaire ou à des recettes structurellement plus élevées, entraînant une baisse des coûts du service de la dette.»

L’agence de notation financière S&P Global Ratings a relevé vendredi 15 mai, la note de crédit souverain (Trésor) à long terme en devises étrangères et locales du Nigéria de « B- » à « B ». En parallèle, elle a confirmé son rating à court terme à « B » avec perspectives stables et salue les efforts d’assainissement du cadre macroéconomique réalisés par le gouvernement nigérian.

Cette annonce marque la conclusion de plusieurs années de négociations impliquant treize pays membres de la Cédéao. Le projet est, il est vrai, d'une envergure sans précédent. Long de 6.900 kilomètres, le gazoduc reliera les côtes du Nigeria à celles du Maroc en longeant la façade atlantique du Continent, à travers un tracé hybride combinant des segments sous-marins et terrestres.

Le gigantesque projet d’un gazoduc de 25 milliards de dollars, reliant le Nigeria au Maroc pour approvisionner les marchés européens en GNL (gaz naturel liquéfié), prend forme, rapporte notre confrère Sika Finance s’appuyant sur les déclarations de la directrice générale de l’Office national (marocain) des Hydrocarbures du Maroc (Onhym). En effet, Abuja et Rabat s'apprêtent à poser la toute dernière pierre juridique de ce projet aux dimensions titanesques. Un accord intergouvernemental portant sur la construction de ce gazoduc dont le coût est estimé à 25 milliards de dollars, sera signé cette année, confirme Amina Benkhadra.