Réunis le week-end à Freetown ( Sierra Léone), les Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont signé dimanche à Freetown un accord intergouvernemental soutenant le gazoduc transatlantique porté par le Nigéria et le Maroc, indique une déclaration conjointe maroco- nigériane.

Ce projet au caractère géopolitique indiscutable, est conçu pour transporter jusqu’à 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an du Nigéria et de l’Afrique de l’Ouest à travers 13 pays d’Afrique de l’Ouest jusqu’au Maroc, rappelle une déclaration conjointe de l’Office marocain des hydrocarbures et des mines ONHYM et de la compagnie pétrolière nationale nigériane NNPC.
De cette capacité, 15 milliards de mètres cubes par an seront mis à la disposition des marchés marocains et européens via un pipeline existant reliant le Maroc à l’Espagne.
Conclu il y a dix ans entre les chefs d’Etat de deux pays, le pipeline s’étendrait sur 6.900 km selon un tracé hybride, à la fois sous-marin et terrestre, et son coût est estimé à 25 milliards de dollars.
Maroc, pont énergétique entre l’Afrique et l’Europe
Le projet a achevé ses études de faisabilité et ses études d’ingénierie préliminaires.
En avril dernier, l’ONHYM avait déclaré à l’agence Reuters que le pipeline était conçu pour stimuler l’intégration économique à travers l’Afrique de l’Ouest en augmentant la production d’électricité et en facilitant le développement industriel et minier, tout en aidant le Maroc à se positionner comme un pont énergétique entre l’Afrique et l’Europe.
La prochaine étape sera la signature, à une date donnée pour imminente, d’un accord entre le Maroc et la Mauritanie, pays riche en gaz, en présence du président du Nigeria, indique le communiqué.





Maroc
Nigeria
Sierra Leone

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