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Dans son rapport «Africa Banking Outlook 2026,» publié le 2 février, S&P Global Ratings anticipe une amélioration de la croissance économique dans la majorité des pays où opèrent les 22 banques africaines qu’elle note. L’agence prévoit une dynamique robuste en Égypte, au Maroc et au Nigeria, soutenue par les réformes économiques, l’essor des investissements dans les infrastructures et la hausse de la consommation. L’

Malgré un environnement mondial incertain, les banques africaines abordent 2026 avec des perspectives globalement favorables. Portées par la reprise économique, la croissance du crédit et une amélioration progressive de la qualité des actifs, elles devraient toutefois composer avec des risques persistants, notamment géopolitiques et structurels, selon S&P Global Ratings.

Le rapport montre que les remboursements de la dette extérieure des gouvernements africains sont désormais plus de trois fois supérieurs à ce qu'ils étaient en 2012 : «un niveau d’endettement structurellement élevé et des recettes fiscales faibles continueront de poser des risques majeurs et, avec des remboursements de la dette extérieure souveraine qui devraient dépasser 90 milliards de dollars cette année, les vulnérabilités externes se sont également accrues,» assure Benjamin Young, analyste de S&P, auteur du rapport.

Dans une analyse publiée lundi 2 février sur la dette souveraine, l’agence de notation financière S&P Global Ratings a averti que les gouvernements africains sont confrontés à des risques d'endettement croissants, car les échéances de remboursement en devises fortes en 2026 accroissent la pression sur les réserves de change, contribuant aux risques de refinancement.

La banque américaine Citigroup est le chef de file de cette opération qui porte sur l’obligation lancée en novembre, qui avait permis à Brazzaville de lever 670 millions de dollars, sa première émission de ce type depuis près de vingt ans ! Le titre, assorti d’un coupon de 9,875 % et à échéance novembre 2032, prévoit un remboursement du principal en cinq tranches annuelles égales à partir de 2028. La réouverture permet de lever des ressources additionnelles sur cet instrument existant, les nouveaux titres étant placés au prix du marché, afin de tirer parti de l’intérêt suscité par l’émission initiale, d’améliorer la liquidité du titre et de limiter les coûts de transaction.

Un mois après son retour sur les marchés financiers internationaux, Brazzaville remet le couvert. Le ministère des Finances a annoncé mardi 16 décembre, la réouverture de l’obligation souveraine émise en novembre 2025, pour un montant additionnel de 260 millions de dollars, signe de la volonté du gouvernement de s’inscrire durablement dans une stratégie de financement externe, malgré un profil de crédit jugé fragile par les agences de notation.

Le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP), la Commission économique pour l’Afrique (CEA) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) ont salué les récentes améliorations des notations souveraines attribuées au Ghana, à la Zambie et à l’Afrique du Sud. Les perspectives du Nigéria et de l’Ouganda ont également été revues à la hausse par les agences internationales.

Dans un communiqué conjoint, le MAEP, la CEA et le PNUD-Afrique saluent une série de relèvements de notation crédit attribués à plusieurs économies africaines. Ghana, Zambie, Afrique du Sud… Autant de pays dont les efforts de restructuration et de stabilisation budgétaire commencent à être reconnus par les grandes agences internationales.