L’agence de notation financière S&P Global Ratings a relevé la note souveraine à long terme du Trésor de B à «B+» assortie de perspectives positives. L’agence a par ailleurs confirmé la note de crédit souverain à court terme du Cap-Vert à « B.» Parallèlement, l’évaluation de la convertibilité et du transfert du pays a été portée de «BB-» à «BB.»
Les perspectives positives reflètent la bonne trajectoire des finances publiques et des indicateurs des échanges extérieurs.
La dette et les vulnérabilités extérieures du Cap-Vert sont globalement maîtrisées, grâce à l’assainissement des finances publiques, au dynamisme du secteur touristique et des transferts de fonds de la diaspora, ainsi qu’à la consolidation des réserves brutes de change, qui dépassent désormais le milliard d’euros. L’agence S&P Global Ratings justifie sa décision par un cadre macroéconomique sain : Le profil de la dette publique, majoritairement concessionnelle, à long terme et à faible coût couplé à une croissance économique élevée. Standard & Poor’s prévoit que le coût moyen des intérêts de la dette s’établira à 6,6 % des recettes entre 2026 et 2029, un des taux les plus bas d’Afrique et nettement inférieur à la croissance du PIB nominal.
Malgré ce tableau, les analystes de l’agence de notation américaine restent prudents car ils redoutent que les résultats de l’assainissement du cadre macro-économique ne soient remis en cause par des promesses électorales. Les législatives de mai 2026 et la présidentielle de novembre prochain présentent une certaine incertitude. La course s’annonce serrée entre le Mouvement pour la Démocratie (MpD), au pouvoir, et le Parti africain pour l’indépendance du Cap-Vert, dans l’opposition. Ce dernier préconise une intervention accrue de l’Etat et une hausse des dépenses sociales. Ce qui pourrait faire déraper les finances publiques, «mais le cadre institutionnel solide du pays garantit des transitions stables et n’entraîne généralement pas de revirements politiques majeurs.» La stabilité politique du pays reste solide, renforcée par l’extension des facilités du FMI qui devraient se poursuivre et par les relations solides que le Cap-Vert entretient avec ses partenaires européens, notamment une ligne de crédit de longue date du Portugal qui garantit l’ancrage de l’escudo (ndlr : la monnaie locale) à l’euro.
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)




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