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Togo: la Banque mondiale recommande de booster l’investissement privé et d’accélérer les réformes

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Même le bon élève de l’Afrique de l’Ouest, le seul pays qui avait réussi à respecter les critères de convergences pour la mise en place de la future monnaie unique de la Cédéao, a été touché de plein-fouet par la crise.

Dans une hypothèse optimiste, selon les experts de la Banque mondiale, la croissance togolaise en 2020 pourrait chuter à 1 % dans le meilleur des cas et le déficit budgétaire se situerait à 5,7 % du PIB.

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Il faut donc agir selon les experts de la Banque mondiale qui, pour la première fois produisent un rapport sur la situation économique du Togo. Et beaucoup de recommandations sont d’ores et déjà formulées. Renforcer la formation à l’entreprenariat et l’accompagnement des startups, créer des marchés pour les entrepreneurs du numérique, faciliter l’expansion des entreprises du numérique en Afrique de l’Ouest, telles en sont trois des principales dans ce document rendu public ce mardi 8 septembre 2020.

Il s’agit du premier rapport du genre pour ce pays d’Afrique de l’Ouest pourtant à l’économie assez dynamique ces dernières années, mais qui subit les contrecoups de la crise du Covid-19. C’est pourquoi d’entrée, la Banque mondiale souligne « la baisse importante de la croissance », notant que « le grand boulevard de Deckon à Lomé a perdu de sa superbe ».

« On constate une baisse de la production et des ventes dans de nombreux secteurs, en particulier ceux dans lesquels le travail à distance n’est pas possible, comme la fabrication, le commerce de détail, la construction et le tourisme », souligne Urbain Thierry Yogo, économiste principal de la Banque mondiale pour le Togo et coauteur du rapport.

Il y a lieu de noter qu’environ 62 % des emplois sont touchés, 49 % dans le secteur des services et 13 % dans le secteur industriel. A cela s’ajoute les pertes d’emplois, notamment dans les secteurs de la vente de détail et des loisirs à hauteur de 30%, alors que le taux de présence dans les lieux de travail est en recul de 12% par rapport à la période qui a précédé la crise.

Pour leur part, les petites et moyennes entreprises ont été particulièrement touchées. Selon le rapport, elles sont 41 % dans le secteur agricole et agro-industriel à avoir enregistré une baisse de leurs ventes de l’ordre de 75 à 100 %. De même que 33 % des entreprises du secteur du tourisme, 36 % de la branche fabrication et 35 % des entreprises de transport et logistique.

La Banque mondiale suggère deux principales solutions pour le Togo, à savoir d’une part favoriser les réformes et de l’autre tirer le plus grand profit de l’économie numérique, notamment en attirant les géants et autres start-ups prometteuses de l’économie numérique ouest-africaine.

Sur ce point précis, « le gouvernement et le secteur privé peuvent servir de catalyseurs à la croissance des entreprises numériques et faciliter le développement d’une économie togolaise plus compétitive et plus prospère », conseille Hawa Cissé Wagué, représentante résidente de la Banque mondiale pour le Togo.

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