Un tribunal sud-africain a condamné, samedi, trois individus appartenant à un gang criminel dénommé « Boco Haram » à une peine combinée de 384 ans d’emprisonnement.
Le gang qui terrorisait les habitants de la ville de Polokwane (260 km de Pretoria), a été reconnu coupable de crimes perpétrés entre septembre et octobre 2017 dans les communes de Seshego et Westenburg, a indiqué la Haute Cour de la province du Limpopo (nord-est).
Elle a ajouté que les accusations comprenaient le meurtre, la tentative de meurtre, la possession d’armes à feu et de munitions sans permis et l’effraction avec l’intention de voler.
D’autres chefs d’accusation concernent le vol, le vol qualifié et les dommages malveillants à la propriété privée, a précisé la même source, notant que le trio a également été condamné pour avoir enfreint les lois sur l’immigration en pénétrant illégalement en Afrique du Sud.
Recrudescence de la criminalité
Mercredi dernier, le Réseau des villes sud-africaines (SACN) a mis en garde que les villes du pays connaissent une recrudescence de la criminalité en raison de la détérioration de la situation socio-économique et l’augmentation des inégalités et de l’insécurité alimentaire.
L’Afrique du Sud est l’un des pays les plus dangereux au monde. La criminalité continue de s’y aggraver, avec un taux de meurtres, attaques à main armée, enlèvements, viols et autres crimes, supérieur à la majorité des autres pays dans le monde.
Le ministre de la Police, Bheki Cele, qui a récemment présenté les statistiques trimestrielles sur la criminalité au niveau national, a brossé un tableau sombre de la situation sécuritaire dans le pays.
Avec près de 11.000 femmes violées et 6.083 personnes assassinées, dont 898 femmes et 306 enfants, le pays semble être en guerre contre lui-même.
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)




Afrique du Sud





