Près de 5000 employés de La Poste sud-africaine (SAPO) seront licenciés après l’échec des négociations sur un financement au titre du Programme de secours aux employés temporaires (TERS), a annoncé mercredi 1er mai la compagnie publique
La demande de financement de secours a été déposée par les responsables du plan de sauvetage de la Poste et les syndicats concernés, afin d’éviter des licenciements de masse au sein de la société qui continue de s’enliser dans des difficultés financières.
«Nous avons fait de notre mieux, en collaboration avec les syndicats, pour tenter une dernière fois de demander un financement de secours du TERS, afin de limiter l’impact d’éventuels licenciements», a déclaré Anoosh Rooplal, responsable du sauvetage de la Poste.
Le responsable a également exprimé sa déception face à l’échec de la demande de financement qui aurait pu apporter un soulagement temporaire au personnel et aidé la Poste à devenir plus stable financièrement, dans la perspective de commencer à se développer en tant qu’entité commerciale.
La crise économique aiguë qui sévit en Afrique du Sud a contraint plusieurs secteurs d’activité à licencier des milliers d’emplois, aggravant davantage le taux de chômage qui a atteint 32,6 % au dernier trimestre de 2023.
Dans le secteur industriel, le géant mondial de la sidérurgie « ArcelorMittal » compte, lui aussi, mettre fin à certaines de ses activités liées à l’acier et supprimer jusqu’à 3500 emplois, invoquant un contexte économique moribond.
De son côté, le Syndicat national des mineurs (NUM) a affirmé qu’une série d’avis de licenciement ont été émis par les sociétés minières ces derniers mois, ce qui pourrait entraîner la suppression d’environ 10 000 emplois au premier trimestre 2024.





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