Organisation. Les cinq pays composant les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qui rassemblent plus de 40 % de la population mondiale et un quart du PIB de la planète, seront-ils bientôt six ? C’est tout à fait possible, si l’on en croît l’ambassadeur indien à Buenos Aires Amarenda Khatua. «Il existe un consensus croissant pour que l’Argentine rejoigne ce groupe d’économies émergentes», a en effet expliqué le diplomate sur la chaine de télévision Telesur. Cet élargissement est, selon le diplomate, soutenu par au moins trois des membres actuels de cet ensemble composé de pays considérés comme des grandes puissances émergentes : l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud. Pour Buenos Aires, rejoindre les BRICS permettrait notamment d’avoir accès à des taux d’intérêts plus avantageux qu’à l’heure actuelle. Et de bénéficier plus facilement des financements que distribuera à terme le banque de développement que les membres actuels des BRICS ont décidé de créer il y a près d’un an, à l’occasion du Sommet de Durban, en Afrique du Sud. Car cette banque, créée à l’initiative de l’Inde, veut notamment être une alternative à la Banque mondiale mais aussi au FMI. Ce qui arrangerait bien l’Argentine qui est en froid avec le FMI car elle le juge responsable de la faillite du pays en 2001. Tandis que de son côté, le FMI l’accuse d’avoir longtemps manipulé ses statistiques, dont celle relative à l’inflation.
En Afrique, notons que le Maroc est également intéressé pour intégrer les BRICS. En attendant, il a manifesté sa volonté de devenir un membre actionnaire de la Banque Sud-Sud, nom de l’institution financière que les BRICS veulent mettre en place.
lundi 11 mai 2026
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