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Avoirs des Marocains détenus à l’étranger : Le Maroc récupère 2,5 milliards d’euros

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Le ministre marocain de l’Economie et des finances, Mohamed Boussaid, a révélé, mercredi 7 décembre à Rabat, le bilan de l’opération de rapatriement des avoirs baptisée « contribution libératoire » qui a pris fin le 31 décembre 2014. Cette contribution libératoire au titre des avoirs et des liquidités détenus à l’étranger a atteint 27,85 milliards de dirhams (2,5 milliards d’euros), un chiffre record par rapport aux prévisions qui tablaient initialement sur 5 milliards de dirhams (DH) seulement, a expliqué Mohamed Boussaid.

Mohamed Boussaid, ministre marocain de l'Economie et des finances au milieu lors de la conférence de presse

Mohamed Boussaid, ministre marocain de l’Economie et des finances au milieu lors de la conférence de presse

Outre la contribution libératoire instituée par le gouvernement, la récupération de ce montant a été possible grâce aux correspondances adressées par les banques européennes aux Marocains établis à l’étranger, les pressant de déclarer leurs biens. Sur ce total, près de 8,5 milliards de dirhams concernent des avoirs liquides, 9,5 milliards de DH des biens immeubles et 9,8 milliards de DH des actifs financiers, a précisé l’argentier du Maroc. Cette opération a permis de collecter un montant d’environ 2,3 milliards de DH qui sera affecté au Fonds de cohésion sociale, a précisé le ministre. Rappelons que c’est dans le cadre de la loi de Finances 2014 que cette mesure d’amnistie fiscale en faveur des résidents marocains coupables d’évasion, en échange d’une contribution, avait été prise. Autrement dit, il s’agit de citoyens résidant au Maroc qui ont, par le passé, transféré illégalement des avoirs à l’étranger. Si ces avoirs sont légaux hors du royaume (il peut s’agir d’appartements, de participations dans des sociétés, d’achats d’actions ou encore de comptes bancaires), ils représentent une infraction à la réglementation du point de vue marocain dans la mesure où ils n’ont pas fait l’objet d’une déclaration préalable à l’Office des changes. Aujourd’hui, ces avoirs liquides déclarés vont renforcer les réserves en devises du pays, tout en permettant aux banques marocaines de mobiliser des fonds supplémentaires, qui seront injectés dans l’économie nationale sous forme de crédits offerts aux opérateurs économiques, a annoncé le détenteur du portefeuille des de l’Economie et des finances, relevant que le nombre de déclarations a atteint 19.000 à fin 2014. Dans ce contexte, il a tenu à préciser que le montant des échanges extérieurs du royaume est réparti entre 200 milliards de DH d’exportations et 400 milliards de DH d’importations, soulignant la nécessité d’assouplir la réglementation de change, afin de faire face aux infractions liées à la sous-facturation et de mettre à la disposition des opérateurs économiques les devises dont ils ont besoin d’une manière facile et efficace.

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