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Le GES au-delà du symbole

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Global Entrepreneurship Summit Marrakech

Global Entrepreneurship Summit Marrakech

Un vrai symbole !

En se tenant dans une ville africaine, Marrakech, la 5ème édition du Sommet mondial de l’entrepreneuriat (Global Entrepreneurship Summit – GES), envoie un message au reste du monde. Il faut désormais que l’économie mondiale compte sur l’Afrique. Au-delà des matières premières qui ont fait la fortune de certains pays, la finance mondiale, l’industrie et l’ensemble des services comptent sur le continent.

Les centaines de chefs d’entreprises africains venus assister à ce sommet l’ont montré à souhait à leurs 3000 homologues. Venus des quatre coins du continent, capitaines d’industries, banquiers, chefs d’entreprises, politiques et militants associatifs ont été de fidèles ambassadeurs de l’économie des 54 pays du continent.


Comme l’a souligné Joe Biden, le Vice-président américain, « la prospérité naît de la création d’emplois ». Le message est clair : l’Afrique devra construire sa croissance sur la création d’entreprises et d’emplois. Pourtant, en observant l’évolution récente des économies africaines qui enregistrent  l’une des croissances les plus fortes au monde, autour de 6% à 7% par an, on doit se résoudre à croire que l’entreprise est bien en marche.

Mais, comme l’ont souligné les participants au GES de Marrakech, la création de richesses passe naturellement par l’entreprise. Cependant, pour être efficiente, l’entreprise a besoin de collaborateurs bien formés. Et l’entrepreneur africain, lui-même, gagnerait à améliorer sa formation. C’est ce que dit le Premier ministre marocain dans des termes moins édulcorés. Abdelilah Benkirane a saisi la tribune du  GES pour affirmer que « l’éducation représente un passage obligé, une condition nécessaire au processus de maturation qui conduit une personne à aiguiser son esprit critique et sa volonté de s’améliorer, pour pouvoir, le moment venu, reconnaître et saisir une opportunité économique, technologique ou sociale ».

La formation continue néanmoins à être le talon d’Achille de l’économie africaine. Force est de constater que partout sur le continent, on entreprend.

Au-delà de la formation, il faut un soutien efficace des créateurs d’emploi. Les hommes et femmes du continent ont plutôt le sens des affaires et le flair qui garantit le succès. Toutefois, les Etats doivent investir davantage dans l’accompagnement des chefs d’entreprise en menant des politiques économiques qui favorisent l’entrepreneuriat. Cela passe par la mise en place d’un environnement favorable sur le plan juridique et fiscal, logistique et infrastructurel, sur le plan économique tout court.

En somme, au-delà du nombre de participants, de la richesse des débats, ce sommet de Marrakech est une invitation des gouvernants africains à agir pour améliorer l’environnement des affaires. Les chefs d’entreprises, eux, ont déjà fait la moitié du chemin. 

 

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