Après des mois de négociation au point mort, l’annonce surprise d’un accord de principe entre les Etats-Unis et l’Europe au sujet du transfert transatlantique de données personnelles a surpris plus d’un observateur.
Pour lever le flou juridique qui menaçait l’importation des données européennes par les big techs américaines, les lobbyistes de Facebook et Google demandaient du soutien à la Maison-Blanche depuis des mois, tout en continuant à piocher dans les données européennes. Ce qu’ils ont obtenu, les GAFAM étant considérés par Washington comme un des plus puissants outils du soft power américain.
De deux côtés de l’Atlantique, les gendarmes de la protection des données personnelles se préparaient de plus en plus ouvertement à passer aux sanctions après l’invalidation du précédent accord par la justice européenne. Le précédent accord de transfert de données avait été jugé trop permissif pour garantir le droit à la vie privée des citoyens européens. Les lois américaines autorisent en effet les services secrets à saisir les données quand elles se trouvent aux Etats-Unis, ce qui était inacceptable pour Bruxelles.









![Tribune | Bataille mondiale des imaginaires : «pour une souveraineté créative numérique africaine » [Par Mohamed Zoghlami] Construire des écosystèmes pour les industries créatives & culturelles numériques viables (animation, jeux vidéo, mise en récit numérique). Il existe une scène que des millions d’enfants africains ont vécue sans jamais la nommer, allumer une console, une tablette ou un téléphone, et ne jamais se reconnaître dans aucun personnage à l’écran. Pas leur visage, pas leur langue, pas leurs mythes. Les héros viennent d’ailleurs, d’Amérique, du Japon, d’Europe, et les enfants apprennent, imperceptiblement, que les grandes histoires se racontent à d’autres latitudes.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Aurion-450x253.jpg)

