Les États-Unis ont saisi l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour contester la décision gabonaise d’interdire l’importation de poulet de chair à partir du 1er janvier 2027. Une démarche prise en compte par le Conseil des ministres du 18 septembre 2026. Libreville entend défendre sa mesure en s’appuyant sur les exceptions prévues par les accords commerciaux internationaux et sur la négociation diplomatique, afin d’éviter un contentieux commercial qui pourrait compliquer sa stratégie de souveraineté alimentaire.
Une interdiction qui ne passe pas à Washington
Annoncée en mai 2025 par le président Brice Clotaire Oligui Nguema, l’interdiction vise à développer la production avicole locale et à réduire la dépendance du Gabon aux importations. Le pays importe actuellement environ 95 % de son poulet de chair, principalement en provenance de l’Union européenne, du Brésil et, dans une moindre mesure, des États-Unis. La facture annuelle est estimée à près de 900 milliards de francs CFA, soit environ 1,5 milliard de dollars.
Un pari de souveraineté alimentaire à haut risque
Le Gabon ne part pas de zéro, mais presque. La production locale ne couvre que 5 % des besoins nationaux, alors que la consommation annuelle est estimée à 100 000 tonnes. Pour atteindre l’objectif de 2027, le gouvernement a lancé le recrutement de 150 éleveurs qui bénéficieront d’un accompagnement public comprenant financements, infrastructure, poussins, aliments pour volailles et formations techniques. Le pays prévoit également d’accroître la production de maïs et de soja pour réduire le coût de l’alimentation animale.
Entre exceptions OMC et diplomatie, Libreville cherche sa ligne de défense
Face à la contestation américaine, le gouvernement gabonais prévoit d’élaborer une stratégie pour défendre sa mesure. Deux voies sont envisagées : les exceptions prévues par les accords de l’OMC — notamment celles relatives à la sécurité alimentaire ou à la protection de l’industrie naissante — et la négociation diplomatique pour prévenir un éventuel contentieux commercial. Car au-delà du poulet, c’est toute la crédibilité de la stratégie de souveraineté alimentaire du Gabon qui est en jeu, dans un contexte où d’autres pays africains, comme le Bénin, ont déjà tenté des mesures similaires avec des résultats mitigés.
![Édito | Aviation : la tarification aérienne ou la confusion organisée [Par Jean-Louis Baroux] Sur les grands axes internationaux — transatlantiques Nord ou Sud, par exemple —, la guerre fait rage. Certes, en classe « business », les tarifs sont plus rapprochés, car les transporteurs entendent privilégier la recette à haute contribution. Néanmoins, 10 possibilités sont affichées et les écarts entre la plus élevée et la moins onéreuse sont de l'ordre de 30 %, ce qui reste raisonnable.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Tarif--320x180.jpg)




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Gabon![Édito | Aviation : la tarification aérienne ou la confusion organisée [Par Jean-Louis Baroux] Sur les grands axes internationaux — transatlantiques Nord ou Sud, par exemple —, la guerre fait rage. Certes, en classe « business », les tarifs sont plus rapprochés, car les transporteurs entendent privilégier la recette à haute contribution. Néanmoins, 10 possibilités sont affichées et les écarts entre la plus élevée et la moins onéreuse sont de l'ordre de 30 %, ce qui reste raisonnable.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Tarif--450x253.jpg)





