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Le Burkina Faso vient de marquer l’histoire de son agriculture. Réuni sous la présidence du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des ministres a examiné les chiffres d’une campagne qui fera date. Pour la première fois, le pays affiche un taux de couverture des besoins céréaliers de 126,4 %. Ce chiffre signifie que le Burkina Faso produit désormais bien plus que ce que sa population consomme, dégageant un excédent confortable pour la constitution de stocks de sécurité ou l’exportation régionale.

Le Conseil des ministres du 17 décembre 2025 a dévoilé les résultats provisoires d’une campagne agro-pastorale 2025-2026 hors du commun. Avec une production céréalière dépassant les 7 millions de tonnes et un taux de couverture des besoins de 126,4 %, le pays des Hommes intègres franchit une étape décisive vers l’autosuffisance alimentaire, portée par des réformes structurelles et une sécurisation accrue du territoire.

D’un coût de plus de 104 milliards FCFA, cette dotation des producteurs pour la campagne 2025-2026 en intrants et équipements s’inscrit dans la mise en œuvre du Plan opérationnel pour la souveraineté alimentaire et la création d’emplois décents dans le secteur agropastoral dénommé «Offensive agropastorale et halieutique 2023-2025» et l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l'autosuffisance alimentaire.

Dans sa dynamique de transformation structurelle de l’agriculture burkinabè, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a procédé à la remise officielle d’un important lot de matériels et d’intrants agricoles, ce 22 mai 2025, à Bobo-Dioulasso, la capitale économique. Cette action s’inscrit dans le cadre de la campagne agropastorale 2025-2026 et vise à relever au plus vite, le défi de la souveraineté alimentaire au Burkina Faso.  

A Lomé, première étape de cet «eductour», des hauts fonctionnaires, des acteurs de la société civile, des opérateurs du secteur privé et des partenaires techniques et financiers  échangeront durant deux jours sur les programmes déclinés dans ces feuilles de route. En quelque sorte, une forme de consultation à l’envers.

L’organe exécutif de l’Union économique et monétaire ouest-africaine a lancé jeudi 27 février à Lomé, la campagne de vulgarisation de la «Vision prospective 2040» et du Plan stratégique 2025-2030, «Impact 2030.» La tournée sous-régionale de la Commission se poursuivra jusqu’au 21 mars prochain dans les huit Etats membres

Le partenariat conclu entre Mansa Bank et Abidjan Legacy Program (ndlr : une initiative gouvernementale), vise à réduire la dépendance du pays des importations alimentaires. Son objectif est de promouvoir la production locale des denrées consommées par les ménages ivoiriens, notamment l'agriculture vivrière, les ressources animales et halieutiques. Ce n’est ni le cacao, ni le café qui sont au menu du déjeuner ou du dîner des Ivoiriens. Les filières du cacao, du karité et du karapa font  également partie de ce partenariat. Le contraire aurait été surprenant car, après tout, le cacao dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial, est non seulement crucial pour l’économie rurale, mais elle constitue un pilier de l’économie nationale.

La Côte d'Ivoire a déboursé la bagatelle de 610 milliards de FCFA, soit 917 millions d’euros, l’an dernier pour importer 1,6 million de tonnes de riz et 518 milliards de FCFA (779 millions d’euros) pour 732.000 tonnes de poissons, sans compter les autres produits alimentaires. Ces chiffres spectaculaires révélés lundi 10 février, est une démonstration de ce que l’on reproche souvent aux pays africains : «ils consomment ce qu’ils ne produisent pas, et produisent ce qu’ils ne consomment pas.»