Moins d’un mois seulement après son installation officielle à la tête de l’Etat, le Président de la République du Ghana, John Dramani Mahama a nommé Johnson Asiamah au poste de gouverneur de la banque centrale
Ce technocrate, économiste de formation, prendra ses fonctions d’ici la fin du mois de mars, sous réserve de l’approbation du Conseil d’Etat, a annoncé la Présidence dans un communiqué. Johnson Asiamah succède au Dr. Ernest Addison en poste depuis le 3 avril 2017.
Assiamah n’arrive pas en terrain inconnu. Le nouveau gouverneur de Bank of Ghana (BOG) est un pur produit de la maison où il a fait toute sa carrière. Il travaille à la Banque centrale depuis 23 ans et a notamment occupé le poste de deuxième vice-gouverneur entre 2016 et 2017.
Titulaire d’un doctorat en économie de l’Université de Southampton, au Royaume-Uni, il possède une longue expérience sur les questions de politique monétaire. «Il a démontré au fil des années son engagement à mettre en œuvre une politique monétaire et de change saine, à favoriser un système financier stable et à promouvoir une croissance économique accélérée au profit du Ghana», souligne le communiqué de la Présidence de la République.
Plusieurs dossiers «chauds» et «complexes» attendent Johnson Asiamah sur son bureau. Le nouveau patron de la Banque centrale doit mettre à profit son expérience pour tenter de redresser une économie qui tourne au ralenti depuis plusieurs années sans compter le défi de l’inflation qui culmine à plus de 20%. La politique monétaire de la Bank of Ghana vise à maintenir l’inflation en dessous de 8%, alors qu’elle était à 23,8 % en décembre 2024, soit l’un des plus élevés sur le continent.





Ghana
![Éclairage | Les dirigeants sociaux de la société anonyme et les sanctions pénales au titre des infractions dans le domaine comptable [Par Hassan Ouatik, expert-comptable, OEC Paris] Qualités, pouvoirs et vocabulaire du risque En cette qualité, ils disposent des pouvoirs les plus étendus pour agir au nom et pour le compte de la société. Leur appellation varie selon le « risque » du moment : membres d'organes de gestion ou de direction dans les situations normales, voire dans les situations difficiles mais corrigibles ; représentants légaux ou chefs d'entreprise dès les débuts des procédures collectives ; enfin, dirigeants, terme le plus souvent associé à la responsabilité et aux sanctions.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/SOCIETE-ANONYME-450x231.jpg)


![Analyse | Joseph Kabila à la tête du FRN : Kinshasa avait-elle raison depuis le début, et quel avenir pour Doha et le dialogue national ? [Par Willy Lukanga] Joseph Kabila, qui a dirigé la RDC de 2001 à 2019, ne se présente plus uniquement comme un ancien chef de l'État critique envers son successeur. Il assume désormais la direction d'une structure regroupant des acteurs engagés dans une rébellion armée contre les institutions de la République.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/10/Lancien-president-congolais-Joseph-Kabila--450x253.jpg)

