Tous les articles qui parlent de Ghana

L'annonce a été faite par le président John Dramani Mahama le 16 juillet dernier.​ Cette solution de proximité montre les difficultés que traverse la filière cotonnière ghanéenne.

Le Ghana veut relancer son industrie textile, longtemps l'un des fleurons industriels de l'ex-Gold Coast, mais il lui manque l'essentiel : le coton. Faute d'une production locale suffisante, Accra négocie avec le Bénin, premier producteur africain de l’or blanc, un protocole d'accord destiné à approvisionner l'usine Volta Star Textiles Limited (VSTL) de Juapong, en réhabilitation dans la région de la Volta.

Les articles de presse évoquant ce don l'attribuaient à une interview du président du conseil d'administration de MTN, le Dr. Ishmael Yamson. Or, précise le ministère, la position du gouvernement avait été communiquée directement au président du conseil et au directeur général de l'opérateur lors d'une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, le 14 août 2026.

Accra a opposé une fin de non-recevoir à la générosité de MTN. Dans un communiqué publié le 26 août 2026, le ministère ghanéen des Affaires étrangères annonce que le gouvernement « salue l'offre » de l'opérateur télécoms, qui s'apprêtait à verser 20 millions de cédis (GHS), environ 1,8 million de dollars US, aux victimes ghanéennes des récentes attaques xénophobes en Afrique du Sud, mais « la décline respectueusement ». Une réponse déjà transmise en privé douze jours plus tôt.

L'annonce, faite lors d'une conférence de presse conjointe à Moscou, marque une nouvelle étape dans la stratégie russe sur le continent. Au-delà des relations bilatérales, le Kremlin cherche désormais à inscrire son influence dans des cadres régionaux, à l'heure où la coopération sécuritaire figure parmi les priorités des États ouest-africains.

La Russie s'apprête à formaliser sa coopération avec la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), notamment dans le domaine sécuritaire. Annoncé lundi 17 août par le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à l'issue d'une rencontre avec son homologue ghanéen, Samuel Okudzeto Ablakwa, ce rapprochement intervient alors que le Sahel reste exposé à une menace jihadiste persistante et que les équilibres sécuritaires régionaux se recomposent.

À Accra, la volonté de sauver le cacao pourrait bien ouvrir un nouveau front avec ceux qui le cultivent. Adopté fin juillet par le Parlement, le Ghana Cocoa Board Bill entend donner aux plantations de cacao un statut protégé.

Le Ghana veut sanctuariser ses plantations de cacao pour enrayer l’érosion de sa production. Mais la réforme voulue par les autorités suscite une levée de boucliers chez les producteurs, qui redoutent de perdre la maîtrise de leurs terres. Entre lutte contre l’orpaillage, protection d’un secteur stratégique et droit des agriculteurs à adapter leurs exploitations, le président John Dramani Mahama devra trouver un difficile équilibre.

La BIDC muscle son soutien au développement de l’Afrique de l’Ouest. Réuni pour sa 100e session sous la présidence de Dr. George Agyekum Donkor, président de la Banque et de son Conseil d’administration, l’organe décisionnel a approuvé cinq opérations représentant plus de 269,55 millions d’euros et 200 millions de dollars, soit un engagement global supérieur à 510 millions de dollars.

Infrastructures routières, santé, énergie renouvelable et financement du secteur privé : la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) vient de valider plus de 510 millions de dollars d’engagements en faveur de cinq opérations stratégiques en Guinée, au Ghana et en Sierra Leone. Une nouvelle offensive financière destinée à renforcer les infrastructures, soutenir l’intégration régionale et stimuler la croissance en Afrique de l’Ouest.

Cette baisse prévue intervient alors que le secteur est à la peine depuis plusieurs saisons. Deuxième producteur mondial de cacao derrière la Côte d'Ivoire, le Ghana fait face depuis plusieurs campagnes à une succession de chocs qui fragilisent sa filière.

Le Ghana s'attend à un nouveau décrochage de sa production de cacao lors de la prochaine campagne, un scénario qui risque de prolonger les tensions sur le marché mondial alors que la filière traverse une tempête chez les deux premiers producteurs de la fève (Côte d’Ivoire et Ghana). Selon les prévisions du Conseil ghanéen du cacao (Cocobod), la récolte de la campagne 2026-2027 devrait baisser d'au moins 16 %, conséquence de mauvaises conditions climatiques, de maladies persistantes et de la dégradation des plantations. Ce sont autant de revenus en moins pour les petits agriculteurs de la filière.

Le 28 juillet, Omanbapa AgriTech a signé un protocole d'accord avec le ministère de l'Alimentation et de l'Agriculture en vue de construire une usine de fabrication d'engrais organiques, un investissement estimé à 10 millions de dollars.

Alors que les tensions géopolitiques continuent de secouer le marché mondial des fertilisants, le Ghana accélère sa quête d'autonomie. L'entreprise Omanbapa AgriTech va investir 10 millions de dollars dans une usine de fabrication d'engrais organiques destinée à réduire la dépendance du pays aux intrants importés, tout en valorisant les résidus agricoles. Un pari industriel qui s'inscrit dans un contexte de forte hausse attendue des prix des engrais chimiques.

Le ministre des Finances, Cassiel Ato Forson, a annoncé la mobilisation de 1,7 milliard de dollars pour financer la construction de l'autoroute reliant Accra à Kumasi. Longue de 176 kilomètres, cette infrastructure figure parmi les projets phares du programme gouvernemental « Big Push », qui entend accélérer la transformation économique du Ghana grâce à des investissements massifs dans les infrastructures.

Le Ghana franchit une nouvelle étape dans son vaste programme de modernisation des infrastructures. Le gouvernement a sécurisé 1,7 milliard de dollars pour financer la future autoroute Accra-Kumasi, un projet emblématique du programme « Big Push ». Destinée à fluidifier les échanges entre les deux principaux pôles économiques du pays, cette infrastructure doit devenir un moteur de croissance et d'intégration régionale.

L'Union africaine place la santé au sommet de son agenda politique. Réunis à Accra les 21 et 22 juillet, les dirigeants du continent entendent transformer les engagements en décisions concrètes pour accélérer la lutte contre les grandes urgences sanitaires.

Chefs d'État, ministres de la Santé et partenaires internationaux se réunissent les 21 et 22 juillet à Accra pour un Sommet extraordinaire de l'Union africaine. Au cœur des débats : l'élimination du sida d'ici à 2030, la réduction de la mortalité maternelle et l'affirmation d'une souveraineté sanitaire africaine face à la dépendance aux financements extérieurs.