Tous les articles qui parlent de Égypte - Page 3

Moins d’une semaine plus tard, ce mardi 10 juin, la banque africaine a tenu à rétablir sa version des faits. Elle conteste vigoureusement l’analyse de Fitch, qu’elle qualifie de fondée sur une mauvaise interprétation de ses obligations juridiques et de sa mission. Selon Afreximbank, aucune restructuration de dette n’est en cours avec ses pays membres. L’institution rappelle qu’elle opère sous un traité constitutif signé par 53 États africains, traité qui interdit expressément tout engagement de ce type hors d’un cadre légal strict.

Après la dégradation de sa note de crédit par l’agence Fitch, la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) contre-attaque. L’institution financière dénonce une interprétation erronée de son cadre juridique et une lecture inexacte de ses risques financiers. Le débat relance les tensions entre agences de notation et institutions africaines

Le patron de l’Autorité chargée de l’exploitation du Canal de Suez a indiqué que les réductions tarifaires pourraient être appliquées dans les tout prochains jours, et qu’il n’attendait que le feu vert imminent du chef de l’Etat, le Maréchal Abdel Fattah Al-Sissi.

Le Directeur général de l'Autorité du Canal de Suez, Osama Rabie, a déclaré que l'Autorité envisageait d'offrir des réductions allant de 12% à 15% sur les frais de transit pour aider à rétablir le trafic sur cette voie navigable stratégique, menacée par les attaques des Houthis du Yémen, des proxys de l’Iran,- contre les navires en mer Rouge

Standard & Poor’s assure qu’elle pourrait réviser les perspectives à négatives si l'engagement du Caire sur les réformes macroéconomiques, notamment la flexibilité du taux de change, s'affaiblit et si les déséquilibres économiques, tels que les pénuries de devises, s’accentuent. L’agence prévient qu’elle pourrait dégrader le rating de la dette souveraine de l’Egypte si les taux d'intérêt élevés incitent le gouvernement à procéder à un échange de dette, une opération que l’agence assimilerait à un défaut de paiement.

L’agence de notation financière S&P Global Ratings a révisé le 11 avril dernier ses perspectives sur le Trésor égyptien de positives à stables et confirmé ses notes de crédit souveraines à long et à court terme en devises et en monnaie locale, à « B-/B ». Pour autant, l’agence de notation garde l’Egypte à l’œil car les déficits jumeaux du pays pourraient s’aggraver par le plancher additionnel de 10% des droits de douane que l’administration Trump applique au reste du monde

La première partie de cette étude couvre la période 1956-2024. Elle met en évidence trois faiblesses et trois forces récurrentes. Côté faiblesses, plusieurs facteurs sont pris en compte par cette étude. Tout d’abord sa démographie : avec un taux de croissance annuel de la population de 1,6 %, cette surpopulation est une véritable bombe à retardement, pour les décennies à venir ; ensuite, une balance courante structurellement déficitaire, ce qui pérennise le risque souverain. Et enfin, une pauvreté qui s’installe et qui progresse. Côté atouts, au nombre de trois, également : ceux liés à sa position stratégique, géographique ; celui d’ordre financier, avec trois rentes qui contribuent à hauteur de 12,4 % du PIB en 2023 (diaspora, tourisme, Canal de Suez) ; celui d’un soutien constant des institutions monétaires internationales, qui s’est construit avec le temps, de l’Occident et des pays du Golfe.

Depuis 1956, l’économie égyptienne est en crise. Durant 68 ans, c’est-à-dire la période allant de 1956 à 2024, elle a connu douze dévaluations et huit crises majeures de sa balance des paiements. Avec un déficit récurrent de sa balance courante, le pays est exposé au plus grand des risques : le risque souverain. Ce qui est une première faiblesse. Mais ce pays, qui a toujours réussi à s’épargner ce risque, témoigne aussi de certaines forces, ce qui constitue son premier atout. De ce constat est née l’idée de consacrer cette étude (cliquer sur le PDF) à ces forces et faiblesses de l’économie égyptienne, récurrentes depuis 1956

Selon le communiqué conjoint, Le Caire et Nairobi ont conclu douze accords au total, couvrant des domaines tels que les consultations politiques et la formation diplomatique, la coopération en investissement entre les agences des deux pays, les partenariats maritimes, l’égalité des sexes, l’autonomisation des jeunes et le développement urbain, la recherche scientifique, les télécommunications, l’espace et la gouvernance durable.

Le chef de l’Etat kényan, William Ruto, et son homologue égyptien, le maréchal Abdel Fattah Al-Sissi, ont signé mercredi 29 janvier, une déclaration conjointe actant un «partenariat stratégique global», entre les deux pays à l’occasion de la visite officielle du président Ruto au Caire. Cette initiative vise à renforcer les relations bilatérales dans plusieurs secteurs clés notamment le commerce, l’éducation, la recherche et la technologie

Une centrale répartie sur deux sites sera construite à partir de ce mois de janvier 2025 dans une zone désertique le long du Golfe de Suez, pour une capacité totale de 1.100 mégawatts, a indiqué Meridiam. Elle s'inscrit dans la volonté de l'Egypte de porter à 42% la capacité de production d'électricité renouvelable dans son mix de production d'ici à 2030.

Une centrale répartie sur deux sites sera construite à partir de ce mois de janvier 2025 dans une zone désertique le long du Golfe de Suez, pour une capacité totale de 1.100 mégawatts, a indiqué Meridiam. Elle s'inscrit dans la volonté de l'Egypte de porter à 42% la capacité de production d'électricité renouvelable dans son mix de production d'ici à 2030.

Les rebelles Houthis ont mené, depuis novembre 2023, une centaine d’attaques contre des navires traversant la mer Rouge en «solidarité» avec la Bande de Gaza, où la guerre oppose Israël au Hamas depuis le 8 octobre 2023.

Victime collatérale de la guerre qui sévit au Moyen-Orient, Le Caire doit en vouloir, voire maudire les Houthis, la milice yéménite pro-iranienne qui attaque les navires marchands qui traversent la mer Rouge, et dont la conséquence est de détourner les armateurs de cette route maritime. Résultat, les recettes du canal de Suez ont fondu de 7 milliards de dollars, a révélé la Présidence de la République dans un communiqué à l’issue d’une audience accordée au patron de l’Autorité du canal de Suez, Osama Rabie par le président Abdel Fattah al-Sissi. En un an, les revenus du canal, cruciaux pour Le Caire, ont chuté de 60% !