Les progrès du gouvernement dans la mise en œuvre des réformes structurelles, en relation avec un accord de prêt de 8 milliards de dollars du Fonds monétaire international (FMI), ont été mitigés, estime le Fonds, citant entre autres, la domination écrasante du secteur public dans l’économie
Dans son rapport longtemps retardé pour la quatrième revue du programme égyptien, le FMI constate que les progrès dans la réduction du poids écrasant des entreprises publiques et sous contrôle militaire, bénéficiant d’un traitement préférentiel sous forme d’exonérations fiscales, d’accès à des terrains de premier choix et de main-d’œuvre bon marché, avaient été limités.
Ces entreprises restent largement à l’abri du contrôle public, avec «une transparence très limitée sur leur situation financière,» a relevé le fonds dans un jargon très diplomatique. La dépendance de l’Egypte à un modèle de croissance dominé par l’Etat, centré sur les mégaprojets et les investissements publics, freine la création d’emplois et étouffe le secteur privé dans un environnement mondial de plus en plus volatil, ajoutent les analystes du Fonds.
Une économie informelle de taille «industrielle»
Dans le tableau qu’il brosse de l’économie égyptienne, le FMI critique les distorsions financières et en matière de ressources qui en résultent, ce qui laisse prospérer une économie informelle de taille «industrielle» et peu de protection contre les chocs financiers, géopolitiques et climatiques croissants.
Le rapport a été publié mardi 15 juillet, quatre mois après que le conseil d’administration du FMI a approuvé l’examen et débloqué un décaissement de 1,2 milliard de dollars pour accompagner les réformes structurelles du gouvernement. Au total, Le Caire a déjà reçu 3,5 milliards de dollars de la part du Fonds monétaire international. La facilité de financement étalée sur 46 mois, avait été signée en mars 2024 après plus d’un an de graves pénuries de devises étrangères et une inflation qui culminait alors à 38 %. Le FMI a assuré la semaine dernière qu’il fusionnerait les cinquième et sixième revues du programme afin de donner à l’Egypte plus de temps pour mettre en œuvre des réformes essentielles.
Une dette extérieure colossale
Selon ses prévisions, la dette extérieure de l’Egypte passera de 162,7 milliards de dollars en 2024-2025 à 202 milliards de dollars en 2029-2030. La dette publique «présente un risque élevé de tensions souveraines,» a-t-il alerté, exhortant les autorités à élargir l’assiette fiscale, à supprimer progressivement les subventions non ciblées et à renforcer la surveillance des entités hors budget telles que la compagnie pétrolière publique EGPC, et l’Autorité de développement urbain NUCA.
Le rapport cite également des «chocs externes persistants et successifs» qui, selon lui, ont «compliqué l’exécution des politiques,» notamment la guerre au Soudan qui a poussé des centaines de milliers de personnes à fuir vers l’Égypte, ainsi que les perturbations commerciales dans la mer Rouge qui ont réduit les entrées de devises étrangères du canal de Suez de 6 milliards de dollars l’année dernière.


![Éclairage | Droit de la concurrence : les comportements anticoncurrentiels et la faute détachable des fonctions de dirigeant [Par Hassan Ouatik, Expert-comptable OEC Paris] Avant de pousser l'analyse, il convient de préciser, fût-ce sommairement, les contours de la notion de faute détachable des fonctions de dirigeant. Cette notion trouve son origine dans la pratique administrative, dans la mesure où elle permet de dissocier la responsabilité de l'agent public de celle de son administration. En droit privé, elle n'a pas de définition légale : c'est la jurisprudence qui l'a caractérisée, avec certaines similitudes avec la faute de gestion.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Conseil--320x160.jpg)


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