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La loi vient combler un vide juridique, souvent dénoncé par les parties prenantes locales et internationales. Si quelques grandes entreprises affichaient des engagements volontaires, le tissu économique national restait marqué par une hétérogénéité préjudiciable à la crédibilité et à l’impact des politiques RSE. Par cette réforme, l’Assemblée nationale – sous l’impulsion du député Awassi – opère un tournant législatif majeur : passer du “bon vouloir” à la “norme contraignante.”

Le 25 mars 2025, le Gabon a franchi un cap décisif en promulguant sa loi d’orientation sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Jusqu’alors cantonnée à certains secteurs – notamment le pétrole, les mines et la forêt –, la RSE bascule désormais d’une logique de volontariat à celle d’une obligation transversale, encadrée, et structurante pour toutes les entreprises, quelle que soit leur taille ou leur domaine d’activité.

Ce qui est certain, c’est que l'année prochaine sera celle de la bascule culturelle pour le fisc, mais aussi, pour les contribuables. Le projet de loi de finances introduit l'obligation de facturation électronique pour toutes les entreprises réalisant plus de 30 millions FCFA de chiffre d'affaires. Chaque transaction devra être enregistrée dans un système certifié, interconnecté à la direction générale des Impôts (DGI).

Le projet de loi de Finances 2026 actuellement au Parlement, devrait marquer une rupture. En plus de la digitalisation de l’administration fiscale, Libreville veut élargir l’assiette de l’impôt pour porter le rendement fiscal à 17% du PIB, contre 14,3% en 2024, soit 2,7 points en un an ! In fine, l’objectif stratégique est de réduire la forte dépendance du budget de l’Etat au pétrole.

Ces arriérés fiscaux appelés également «reste à recouvrer» qui donnent des migraines aux argentiers du continent, se chiffrent à près de 531 milliards FCFA pour 2023 et 273 milliards pour 2024. «Ces montants concernent principalement les centres fiscaux de la Direction générale des Impôts,» précise le ministère de l’Economie et des Finances dans un communiqué.

C’est le ministre de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations himself, Henri-Claude Oyima, qui a lancé en grande pompe mardi 14 octobre, une vaste campagne de recouvrement d’impayés d’impôts avec l’objectif de récupérer plus de 803 milliards FCFA, soit 1,4 milliard de dollars, dus par les entreprises sur les deux dernières années

Construire des routes, c’est bien. Mais construire un secteur privé qui tient la route, c’est mieux L’Afrique avance, mais elle peut courir plus vite. Le potentiel est là – une jeunesse dynamique, une urbanisation rapide, des ressources abondantes. Pourtant, malgré une croissance qui résiste aux chocs, le secteur privé africain peine encore à jouer son rôle de moteur économique

Le premier accord, d’un montant de 3 milliards de dollars US, servira à financer les infrastructures, notamment minière, énergétique et ferroviaire. Ce financement est appuyé par un fonds additionnel de 200 millions d’euros pour la construction de trois centrales électriques à Libreville, Port-Gentil et Lambaréné. L’objectif, via ce fonds de 200 millions d’euros, atteindre une augmentation de 300 mégawatts de capacité de production électrique pour stimuler le secteur industriel du pays. C’est également un moyen de positionner le Gabon comme un acteur industriel régional capable de transformer localement ses ressources. C’est un des engagements du Président de la République.

La nouvelle stratégie de développement du Gabon prônée par le président de la république, Brice Clotaire Oligui Nguema, et son gouvernement récemment constitué, intéresse les milieux d’affaires. En témoigne les 1700 milliards de FCFA, environ 3,03 milliards de dollars US, qu’Afreximbank vient de signer avec le gouvernement gabonais à travers deux accords