Sur sa route pour le sommet de Luanda, le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron a fait escale à Libreville dimanche 23 novembre. Au-delà du symbolique diplomatique, le message envoyé par Paris est sa volonté de garder ses positions économiques dans un pays avec lequel les relations sont «au beau fixe.»
L’importante délégation d’hommes d’affaires qui accompagne Emmanuel Macron ne laisse aucun doute : sécuriser et relancer les investissements stratégiques au Gabon, dans un contexte où le «nouveau Gabon» du Général Brice Oligui Nguema est en train de redessiner ses partenariats.
Paris et les secteurs cibles au Gabon
Dans l’aérien et le transport, Airbus est en première ligne. La réception par Fly Gabon d’un Airbus A320 illustre l’ambition de Libreville de relancer le pavillon national, et la France voit dans ce plan, un levier pour positionner le constructeur aéronautique européen dont le siège est basé à Toulouse. Les discussions ont également porté sur la modernisation des infrastructures ferroviaires et portuaires, capitales, pour soutenir la relance du secteur minier et attirer des investissements.
Côté mines, la présence discrète d’Eramet demeure un symbole fort. La multinationale française, opérateur historique du manganèse, incarne la présence industrielle tricolore au Gabon. Les investissements autour du Transgabonais, essentiels pour la logistique minière, restent un enjeu stratégique : sécuriser ces infrastructures, c’est garantir la compétitivité de projets extractifs à forte valeur ajoutée.
Le volet énergie et services n’est pas en reste. Le groupe Suez est chargé du chantier de la modernisation de la distribution d’eau potable, un contrat de 200 millions d’euros, tandis que Saint-Gobain PAM fournit les canalisations pour la rénovation des réseaux. Ces projets constituent pour Paris, une manière de transformer la coopération en partenariats tangibles, mêlant performance économique et développement de l’intégration de la valeur ajoutée locale.





Gabon
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