Le ministre des Finances gabonais, Henri-Claude Oyima, n’aura pas eu le temps de fêter le passage au nouvel an. Son patron, le Président Brice Oligui Nguema l’a limogé jeudi 1er janvier, alors que le pays est aux prises avec une pénurie sans précédent de liquidités et une accumulation des arriérés du Trésor envers ses fournisseurs et les adjudicataires des marchés publics.
La crise est telle, que les réserves de change du pays ont également fondu pour se retrouver en dessous de zéro mois d’importations des biens et services à fin septembre 2025, révèle la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) dans son dernier rapport sur la politique monétaire. Ce qui signifie que pour financer ses importations, le Gabon ayant consommé sa quote-part dans la cagnotte commune des six pays de la Cemac (Cameroun, Gabon, Guinée équatoriale, République Centrafricaine, Tchad et Congo-Brazzaville), Libreville compte sur la solidarité de ses partenaires.
Thierry Minko, ancien conseiller du ministre sortant des Finances, de la Dette et des Participations, dirigera ce ministère, une nomination qui est tout, sauf un cadeau dans les circonstances actuelles. La notation souveraine du Gabon a été abaissée le 19 décembre dernier par l’agence Fitch Ratings, de «CCC» à «CCC-,» en raison de fortes tensions de trésorerie, d’un accès plus restreint aux marchés financiers et d’un dérapage de la dette publique. L’agence de notation a indiqué s’attendre à ce que la dette publique passe de 72,9 % du produit intérieur brut en 2024 à 80,4 % en 2025, 85,5 % en 2026 et 86,7 % en 2027.
Ce changement intervient dans un contexte de fortes attentes sociales, alors que les autorités de Libreville affichent leur volonté de renforcer la maîtrise des finances publiques et d’apporter une réponse à la hausse persistante du coût de la vie.
Le ministère de l’Economie et des Finances est une méga structure au sein de l’architecture gouvernementale. Il regroupe la politique économique, la préparation et l’exécution du budget, la gestion de la dette publique ainsi que le suivi des participations de l’Etat dans les entreprises. Son cahier de charges comprend également la lutte contre la vie chère, devenue une priorité politique de haute importance.
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)




Gabon![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-450x253.jpg)





