C’est le ministre de l’Economie, des Finances, de la Dette et des Participations himself, Henri-Claude Oyima, qui a lancé en grande pompe mardi 14 octobre, une vaste campagne de recouvrement d’impayés d’impôts avec l’objectif de récupérer plus de 803 milliards FCFA, soit 1,4 milliard de dollars, dus par les entreprises sur les deux dernières années
Ces arriérés fiscaux appelés également «reste à recouvrer» qui donnent des migraines aux argentiers du continent, se chiffrent à près de 531 milliards FCFA pour 2023 et 273 milliards pour 2024. «Ces montants concernent principalement les centres fiscaux de la Direction générale des Impôts,» précise le ministère de l’Economie et des Finances dans un communiqué.
Ces montants ont été identifiés à la suite d’un audit des arriérés fiscaux mené par la task force chargée de dresser un état des lieux complet de la dette intérieure et extérieure du pays. Pour Libreville, cette opération s’inscrit dans la volonté de rendre plus transparentes les finances publiques et d’améliorer la performance de l’administration fiscale.
Cette campagne intervient dans un contexte économique délicat, marqué par un taux de recouvrement jugé insuffisant. En 2024, le Gabon a collecté 1080,73 milliards FCFA de recettes fiscales, soit 60,45 % de l’objectif fixé dans la loi des finances. Une performance qui illustre les marges de progression encore importantes dans la gestion des recettes publiques.
Le gouvernement entend s’appuyer sur son plan stratégique 2025-2027 pour muscler et réorganiser en profondeur le processus de collecte de l’impôt. Ce programme prévoit de générer 3.738,90 milliards FCFA de recettes hors pétrole sur trois ans, grâce à l’élargissement de l’assiette fiscale, au renforcement des contrôles et à une meilleure efficacité du recouvrement. Reste à ne pas effrayer les opérateurs économiques en mettant la pression sur les agents du fisc et en leur fixant des objectifs difficiles à atteindre.





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