Tous les articles qui parlent de Mali

L'analyse systématique de 101 événements diplomatiques, économiques et sécuritaires survenus entre 2010 et 2026 révèle une asymétrie structurelle frappante. Le Maroc maintient un taux de coopération de 100 % avec l'ensemble du bloc sahélien (Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad). L'Algérie, de son côté, affiche un taux global de 78 %, plombé par une rupture avec le Mali. Loin d'être un simple affrontement binaire, cette rivalité met en lumière deux modèles d'influence qui se concurrencent.

Longtemps cantonnée aux contentieux frontaliers et à la question du Sahara marocain, la rivalité entre le Maroc et l'Algérie a trouvé dans le Sahel en recomposition un nouveau champ de bataille géopolitique. Face au vide laissé par le retrait français et à la montée en puissance de la Russie, Rabat et Alger déploient des stratégies radicalement différentes. Entre l'offensive économico-diplomatique marocaine et le paradigme sécuritaire historique d'Alger, les États sahéliens apprennent désormais à instrumentaliser cette compétition à leur avantage. Il fut un temps où la rivalité entre le Maroc et l'Algérie se jouait principalement dans les couloirs de l'Union africaine ou sur la ligne de démarcation du Sahara marocain.

Le Maroc et le Mali veulent donner une nouvelle impulsion à leur coopération économique. Organisé le 23 juillet à Bamako par la Chambre de Commerce et d'Industrie du Mali (CCIM), la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et le Conseil national du patronat du Mali (CNPM), le Forum d'affaires Mali-Maroc s'est imposé comme le temps fort économique de la quatrième session de la Commission mixte de coopération entre les deux pays.

Réunis à Bamako à l'occasion du Forum d'affaires Mali-Maroc, responsables politiques et chefs d'entreprise des deux pays ont affiché leur volonté d'accélérer leur partenariat économique. Entre relance du Conseil d'affaires bilatéral, nouveaux accords sectoriels et ambition commune de renforcer l'intégration africaine, Rabat et Bamako entendent franchir un nouveau cap.

Le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la Cour pénale internationale (CPI) prendra officiellement effet en juin 2027, conformément aux dispositions du Statut de Rome. L'information ressort de documents des Nations unies consultés jeudi par l'AFP.

Un an après avoir officiellement notifié leur retrait, le Mali, le Burkina Faso et le Niger quitteront définitivement la Cour pénale internationale (CPI) en juin 2027. Les trois régimes militaires dénoncent une institution « politisée » et « néocoloniale », tandis que la justice internationale et les organisations de défense des droits humains redoutent un recul majeur dans la lutte contre l'impunité.

À l’horizon 2040, l’UEMOA ambitionne de mobiliser un vaste portefeuille d’investissements destiné à structurer durablement les chaînes de valeur agricoles. L’initiative, présentée le 1er juin 2026 à Bamako, s’inscrit dans un «livre blanc» actuellement promu auprès des États membres.

L’UEMOA veut accélérer la transformation du secteur agricole régional avec un portefeuille de projets estimé à 6 000 milliards de FCFA, soit environ 10,70 milliards de dollars US, d’ici 2040.  Présentée à Bamako lors d’une rencontre avec les autorités maliennes, cette stratégie repose sur trois filières clés : les engrais, le riz et le coton, au cœur des défis de souveraineté alimentaire et industrielle de la région.

Dans un contexte politico-sécuritaire complexe qui pèse sur l’investissement, la création d’emplois exige des réponses audacieuses. C’est tout l’enjeu de la 6e édition du Salon international du recrutement (SIR), co-organisée, du 31 mai au 1er juin 2026, à Bamako par l’agence Emploi et Moi (créditée de plus de 2 500 insertions).

Face à une réalité économique où le salariat formel ne concentre qu’une frange restreinte (11,6 %) de la population active, le Mali s’oriente résolument vers le levier numérique pour insuffler une dynamique de modernisation à son marché de l’emploi. Conjuguant l’essor de plateformes innovantes et l’impulsion des pouvoirs publics, le Salon international du recrutement (SIR) s’érige désormais en vecteur stratégique indispensable, voué à rompre l’enclavement socio-professionnel des demandeurs d’asile d’emploi.