Le Roi Mohammed VI a présidé, vendredi 16 octobre à Rabat, la cérémonie de nomination des membres du nouvel Exécutif marocain. Dirigée par Fatima Ezzahra El Mansouri, première femme à occuper la primature dans l’histoire du Royaume, cette équipe compte 31 membres : 20 ministres et 11 ministres délégués, et rassemble quatre formations politiques, dont six portefeuilles confiés à des femmes.
Le Maroc ouvre une nouvelle séquence politique avec l’entrée en fonction d’un gouvernement appelé à traduire les priorités du pays en actions concrètes. La cérémonie, présidée par le souverain au Palais royal de Rabat, marque l’aboutissement du processus lancé le 29 septembre, lorsque Mohammed VI avait désigné la nouvelle cheffe du gouvernement.
Les régaliens au cœur du dispositif
Les principaux départements régaliens demeurent entre des mains expérimentées, garantes de la continuité de l’action de l’État.
Abdelouafi Laftit conserve le ministère de l’Intérieur. Nasser Bourita est reconduit aux Affaires étrangères, à la Coopération africaine et aux Marocains résidant à l’étranger. Abdellatif Ouahbi reste à la Justice, tandis qu’Ahmed Toufiq demeure aux Habous et aux Affaires islamiques.
Fouzi Lekjaa est nommé ministre de l’Économie, des Finances et de la Performance publique. Nizar Baraka prend la tête du département de l’Équipement, de l’Eau et des Forêts, tandis que Hassan Tariq devient secrétaire général du gouvernement.
Sur le front économique et social, Nabil Benabdallah est chargé de l’Éducation nationale, du Préscolaire, de la Formation professionnelle et de la Qualification. Youns Bjijou prend les commandes du ministère de la Santé et de la Protection sociale. Khalid Hatimy est nommé à l’Agriculture, à la Pêche maritime et à la Souveraineté alimentaire, tandis que Ryad Mezzour dirige l’Industrie, le Commerce, l’Investissement et l’Inclusion économique.
Des portefeuilles élargis et des missions spécialisées
Le nouvel organigramme accorde une place à plusieurs secteurs stratégiques. Mohamed Mehdi Bensaid prend en charge la Jeunesse, la Culture et les Sports. Azzeddine El Midaoui est nommé à l’Enseignement supérieur, à la Recherche scientifique et à l’Innovation, tandis qu’Abdessamad Kayouh hérite du Transport et de la Logistique.
Charafat Afailal prend la tête du ministère de l’Énergie, des Mines et du Développement durable. Abderrahim Chahid est chargé de l’Emploi et du Dialogue social. Samir Belfkih devient ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, tout en assumant les fonctions de porte-parole du gouvernement.
Le portefeuille de l’Intelligence artificielle, de la Transformation numérique et de la Réforme de l’administration revient à Ahmed Rahhou. Jalal Charaf prend en charge le Tourisme, l’Artisanat et l’Économie solidaire, tandis que Najwa Koukouss est nommée à la Famille, au Développement social et à l’Égalité.
Onze ministres délégués pour renforcer l’action
Le dispositif est complété par onze ministres délégués. Abdeltif Loudyi conserve la responsabilité de l’Administration de la Défense nationale. Kouloub Faitah est chargée des Relations avec le Parlement et la Société civile, et Omar Hejira du Commerce extérieur.
Ahmed Mehdi Mezouari prend en charge la Pêche maritime. Kamal Hachoumi est nommé au Préscolaire et à la Lutte contre la déperdition scolaire, tandis que Madiha Khayr hérite de la Formation professionnelle et de la Qualification.
Fatima Saadi est chargée de l’Habitat et de la Politique de la ville. Salah-Eddine Abkari prend en charge la Jeunesse, Rachid Hamouni l’Inclusion sociale et Aïcha Guellaa la Réforme de l’administration. Abdeljabbar Errachidi est nommé ministre délégué chargé de l’Artisanat et de l’Économie solidaire.
Une première historique sous haute attente
Cette nomination consacre l’accession d’une femme à la primature pour la première fois dans l’histoire du Maroc. Au-delà de cette avancée symbolique, le nouvel Exécutif sera attendu sur sa capacité à répondre aux préoccupations économiques et sociales, à améliorer l’efficacité de l’action publique et à concrétiser les engagements portés par les quatre formations politiques qui le composent.
La composition de l’équipe est désormais officielle. Reste à mesurer sa capacité à transformer cette nouvelle configuration politique en résultats tangibles pour les Marocains.





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