Tous les articles qui parlent de Nasser Bourita

Les relations entre le Maroc et l'Union européenne ont évolué d'un simple accord commercial en 1969 à un partenariat stratégique multidimensionnel ; l'accord d'association de 1996 (en vigueur en 2000) a posé les bases, renforcées par l'intégration du Maroc dans la Politique européenne de voisinage en 2004 et l'obtention du statut avancé en 2008, qui a reconnu le Maroc comme un « partenaire privilégié » visant à favoriser la convergence réglementaire et à renforcer la coopération en matière de sécurité et de migration.

Depuis le déclenchement de la crise migratoire de Sebta, il y a environ six semaines, la scène politique espagnole s'est focalisée sur ce sujet, devenu le centre des débats, des manchettes de journaux et un enjeu électoral instrumentalisé par la droite et l'extrême droite afin de faire tomber la coalition conduite par le parti socialiste de Pedro Sánchez. Toutefois, ce qui a pris de court plusieurs observateurs, c'est la tournure qu'ont pris les événements, car l'affaire a été européanisée et la coalition de droite au Parlement européen a saisi cette aubaine pour fragiliser le gouvernement Sánchez et prendre sa revanche sur le Maroc, qui lui a essuyé plusieurs revers, notamment au sujet de l'affaire du Sahara marocain et l'inclusion des produits originaires de ces provinces dans l'accord de libre-échange et l'accord de pêche.

Ces dernières semaines, on a observé des tensions inhabituelles dans les relations maroco-espagnoles, que nous espérons n'être qu'un orage d'été sans lendemain, notamment les démonstrations de force et les manœuvres militaires à Sébta occupée, le projet de loi d'octroi de la nationalité espagnole aux Marocains nés dans les provinces du Sud avant 1977, et surtout la gestion de la crise migratoire à Sébta orchestrée par des acteurs non étatiques invisibles, identiques à ceux qui avaient déclenché le printemps arabe via les médias sociaux et la guerre hybride.

Lorsque j'ai entamé mes études universitaires dans les années 1970, le Maroc était en effervescence après l'avis consultatif de la CIJ sur le Sahara marocain et la décision de feu le Roi Hassan II d'organiser la Marche Verte pour parachever l'intégrité territoriale de l'empire chérifien, qui avait été dépecé par les puissances coloniales afin d'empêcher le Royaume de rugir à l'avenir et de l'isoler géographiquement et diplomatiquement. Mais le génie des Rois du Maroc a torpillé tous les complots et toutes les intrigues ourdies par le voisinage immédiat ou lointain.

Le Bénin et le Maroc ont signé, mardi 21 juillet à Cotonou, quatorze accords de coopération à l'occasion de la 7ᵉ session de leur Commission mixte. Si le communiqué conjoint ne détaille pas le contenu de ces textes, les discussions entre les deux délégations ont couvert un large éventail de domaines, allant des échanges économiques et commerciaux à la promotion des investissements, en passant par la coopération universitaire, la culture, la mobilité des personnes et la concertation sur les grands dossiers régionaux et internationaux.

À l'issue de la 7ᵉ Commission mixte de coopération, tenue à Cotonou, le Bénin et le Maroc ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement de leurs relations bilatérales. Quatorze accords ont été signés pour consolider un partenariat qui mise sur les investissements, la mobilité, l'enseignement supérieur et l'intégration économique régionale.

Le Maroc et la France entendent donner un nouvel élan à leur relation bilatérale. Ouverte jeudi à Rabat sous la coprésidence du Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, et du Premier ministre français, Sébastien Lecornu, la 15ᵉ Réunion de Haut Niveau (RHN) marque le retour d'un mécanisme de concertation suspendu depuis 2019 et symbolise la normalisation désormais assumée des relations entre les deux partenaires.

Après plusieurs années de refroidissement diplomatique, le Maroc et la France affichent leur volonté de tourner définitivement la page. Réunis à Rabat à l'occasion de la 15ᵉ Réunion de Haut Niveau, Aziz Akhannouch et son homologue français Sébastien Lecornu ont lancé une nouvelle étape du « Partenariat d'Exception Renforcé », avec à la clé une quinzaine d'accords couvrant des secteurs stratégiques allant de l'énergie à la défense, en passant par les infrastructures, la culture et le numérique.

C’est une étape décisive dans le rapprochement entre le «Pays des Hommes intègres» et le Royaume chérifien. Sous la coprésidence de Karamoko Jean Marie Traoré et de Nasser Bourita, chefs respectifs des diplomaties burkinabè et marocaine, la rencontre de Ouagadougou a permis de concrétiser la volonté politique des deux Chefs d’État : dynamiser l’axe Sud-Sud.

Réunis à Ouagadougou ce mercredi 10 décembre 2025, le Burkina Faso et le Royaume du Maroc ont donné un nouveau souffle à leur coopération bilatérale. La 5e session de la Commission mixte s’est conclue par la signature d’une douzaine d’accords couvrant des secteurs clés, allant de la sécurité à la formation, scellant ainsi une amitié vieille de soixante ans.