Plusieurs conventions de partenariat ont été signées, vendredi 9 septembre à Saïdia, entre les régions marocaines et certains régions et districts africains pour le renforcement de la coopération en matière de développement économique, social et environnemental.
Paraphées par les présidents des conseils des régions en marge des travaux de la première rencontre du Forum des régions d’Afrique (FORAF), tenue du 08 au 10 septembre à Saïdia, ces conventions portent sur différents domaines, dont le développement local et communautaire, l’inclusion économique, la promotion des mécanismes de gouvernance, la formation professionnelle ainsi que la protection de l’environnement.
Une dizaine de conventions de partenariat signées
Ainsi, une dizaine de conventions de coopération et de partenariat ont été signées entre les régions du Maroc et celles de la Mauritanie, portant sur le renforcement des relations de coopération bilatérale, l’échange d’expériences, la promotion des mécanismes de gouvernance, le renforcement des capacités des acteurs locaux, la consolidation des liens de fraternité entre les populations outre la coordination des positions dans les forums internationaux.
Il a été aussi procédé à la signature d’un accord de partenariat entre l’Association des régions du Maroc (ARM) et l’Assemblée des Régions et districts de Côte d’Ivoire (ARDCI) pour encourager les investissements touristiques et partager les expériences réussies. Également une convention de partenariat entre les régions marocaines et celles du Mali a été signée. Dans le même cadre, ont été conclus un protocole d’accord entre la région de Guelmim-Oued Noun et la région de Saint Louis du Sénégal et un mémorandum d’entente entre le Maroc et le Ghana.
Les régions des îles Comores ont pour leur part, signé des conventions avec cinq régions du Maroc pour soutenir la coopération entre les secteurs privés, la gouvernance territoriale et promouvoir le développement local et communautaire.
A cet effet, la présidente de l’ARM, Mme Bouaida s’est réjouie de ces accords conclus avec l’ensemble des régions africaines, estimant que cette initiative constitue « un nouveau jalon » dans le processus de renforcer la convergence entre les différentes régions et consacrer la coopération entre les différentes parties dans les domaines économique social et environnemental. Elle a fait savoir que la mise en œuvre des dispositions de ces conventions au niveau territorial nécessitera la mobilisation des différents acteurs concernés selon une approche basée sur la coordination, la convergence et la détermination des engagements sur la base des indicateurs axés sur les résultats et le domaine d’intervention de chaque partie. Organisé sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI, du 8 au 10 septembre, autour du thème « La contribution des collectivités régionales au développement durable et à la dynamique d’intégration de l’Afrique », le FORAF a pour vocation de contribuer à l’émergence d’une Afrique structurellement réformée, socialement solidaire, économiquement forte, culturellement rayonnante, écologiquement saine et mondialement respectée. Le FORAF se veut également une plateforme permanente au sein de l’organisation CGLU Afrique pour la défense de la contribution des gouvernements régionaux au développement et à l’intégration de l’Afrique, et au renforcement de leur capacité à remplir effectivement leurs mandats avec compétence au service des populations.
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)




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