Tous les articles qui parlent de ZLECAF

Le déficit commercial de l’Afrique avec la Chine s’est fortement aggravé au cours des quatre premiers mois de 2026. Selon les données publiées le 8 mai par l’administration générale des douanes chinoises, il a atteint 36,8 milliards de dollars entre janvier et avril, soit une hausse de 48,27 % par rapport à la même période en 2025.

Portés par une offensive exportatrice chinoise sans précédent, les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique ont fortement progressé au cours des quatre premiers mois de 2026. Mais derrière cette dynamique se cache un déséquilibre grandissant : le déficit commercial africain avec Pékin s’est envolé de plus de 48 %, alimentant les inquiétudes sur la dépendance du continent aux produits manufacturés chinois.

Le bureau de l’Association des banques centrales africaines (ABCA) a tenu, jeudi 7 mai 2026 à Dakar, sa première réunion de l’année au siège de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Cette rencontre stratégique a permis aux gouverneurs d’évaluer l’état d’avancement des décisions prises lors du Conseil des gouverneurs du 28 novembre 2025 à Yaoundé.

Réunis dans la capitale sénégalaise, les gouverneurs des banques centrales africaines ont relancé les grands chantiers de l’intégration financière du continent. Au cœur des échanges : convergence macroéconomique, stabilité bancaire, paiements panafricains et mise en place de l’Institut monétaire africain, considéré comme l’antichambre de la future Banque centrale africaine.

C’est un séisme douanier dont les répliques se feront sentir de Johannesburg au Caire. Le gouvernement chinois a officiellement annoncé une mesure appropriée : l’accès en franchise de droits pour les produits originaires de la quasi-totalité du continent africain. En levant ces barrières tarifaires, Pékin ne se contente pas de faire un geste diplomatique, il semble redessiner les contours de la mondialisation pour la décennie à venir.

A partir de ce 1er mai 2026, c’est l’exemption des droits de douane pour les produits originaires d’Afrique à destination de la Chine. Pékin a, en effet, décidé de supprimer les droits de douane pour 52 pays africains. Une décision stratégique qui vise à corriger un déséquilibre commercial tout en scellant l’influence de l’empire du Milieu sur le continent. L’Eswatini et l’Érythrée sont sous embargo de Pékin. Et pour cause : ces deux pays de l’Afrique australe et de l’Est maintiennent encore des relations diplomatiques avec Taïwan.

Pensée comme un outil d’investissement transfrontalier, l’ABO entend accompagner les flux commerciaux et le financement de projets dans des secteurs clés tels que le pétrole, le gaz, les mines, l’industrie manufacturière et la logistique. Dans sa phase initiale, elle ciblera une cinquantaine de multinationales ainsi que des entités publiques, avec une forte orientation vers les opérations structurées et le commerce international.

L’African Bank of Oman (ABO) a officiellement inauguré ses activités le 16 avril à Luanda, marquant l’arrivée d’un nouvel acteur financier conçu pour structurer les échanges entre l’Afrique et le Moyen-Orient. Cette implantation s’inscrit dans une stratégie visant à faire de la banque un véritable «pont financier» entre les deux régions. Pensée comme un outil d’investissement

Les prix des denrées alimentaires et de l’énergie, dont la plupart des pays africains sont des importateurs nets, devraient rester modérés. En revanche, les prix des minéraux et des métaux sont en forte hausse, en raison à la fois de goulets d’étranglement dans l’offre et d’une forte demande. Cela profitera à de nombreux pays qui sont des exportateurs nets de ces matières premières (la Zambie et la RDC pour le cuivre, le Ghana pour l’or, la Guinée pour la bauxite et le minerai de fer, entre autres).

Le groupe d’assurance-crédit à l’export, Coface, a présenté ce mardi 17 février à Paris son baromètre du risque pays 2026. Pour le Continent, l’assureur-crédit reste globalement prudent tout en mettant en avant les opportunités que représente la reprise des cours des matières premières pour plusieurs pays africains. La croissance sur le continent africain restera solide en 2026, à 4,3 %, après 4,2 % en 2025. Elle pourrait même dépasser les attentes compte tenu des perspectives pour plusieurs matières premières.