Tous les articles qui parlent de Chaine de valeur

À Magadi, Tata n’est que le dernier chapitre d’une histoire industrielle vieille de plus d’un siècle. La production de carbonate de sodium y a débuté en 1911 avec la Magadi Soda Company. Le groupe indien n’a pris les commandes du site qu’en 2005, après le rachat de Brunner Mond, propriétaire britannique de l’activité kényane. Le site du lac Magadi ne se contente pas d’extraire le trona.

À Magadi, le bras de fer entre Nairobi et Tata Chemicals change de dimension. Après avoir suspendu les activités du groupe indien, le président William Ruto veut désormais tourner la page et faire émerger de nouveaux opérateurs. En ligne de mire : les retombées économiques de l’exploitation du trona, mais surtout la transformation locale d’une ressource dont l’essentiel de la production est aujourd’hui exporté. Une rupture qui ouvre une bataille juridique et industrielle à forts enjeux.

Le chantier se prépare à quelques kilomètres de Bambaly, dans la région de Sédhiou. Le Parc Agro-Industriel doit s'étendre sur plus de 500 hectares dans la zone de Boudhié Mar, à environ cinq kilomètres du village natal de l'ancien attaquant des Lions de la Teranga.

Après avoir conquis les pelouses avec les Lions de la Teranga, Sadio Mané veut désormais marquer le terrain économique. À Bambaly, son village natal en Casamance, l'international sénégalais porte un projet agro-industriel de plus de 500 hectares dédié à la production et à la transformation de fruits. Développé par sa société SM10 Agro, le Parc Agro-Industriel de Bambaly ambitionne de traiter jusqu'à 50 000 tonnes par an et de créer quelque 2 500 emplois directs.

Aujourd’hui, plus de la moitié du commerce mondial s’effectue de manière indirecte via les CVM. Cette dynamique est particulièrement marquée dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure (figure 1). La participation aux chaînes de valeur offre de nombreux avantages : elle accélère la croissance de la productivité et la création d’emplois.

Depuis plusieurs décennies, les pays en développement considèrent les chaînes de valeur mondiales (CVM) comme une voie vers plus de prospérité. Les CVM permettent en effet de gravir plus rapidement l’échelle des revenus en se spécialisant dans certaines étapes de la production, plutôt qu’en fabriquant des produits finis complexes. Le Bangladesh peut ainsi fournir des tissus aux marques de mode européennes, tandis que le Vietnam assemble des smartphones pour les consommateurs de Corée du Sud et d’Amérique du Nord

Organisée avec la participation de décideurs politiques, de représentants des secteurs public et privé, ainsi que des experts du Maroc, de la République Démocratique du Congo (RDC) et de la Zambie, la formation vise à renforcer les compétences des participants dans les différents domaines concernés, établir des plateformes pour le partage de meilleures pratiques, consolider les capacités institutionnelles en mettant l’accent sur les cadres réglementaires et politiques, et promouvoir la collaboration entre États membres.

La Commission économique pour l’Afrique (CEA) organise, du 9 au 11 décembre 2024 à Lusaka, un atelier réunissant des experts et décideurs du Maroc, de la Zambie et de la République Démocratique du Congo (RDC) pour discuter du développement des chaînes de valeur régionales liées à la mobilité électrique. L’objectif est de renforcer les capacités locales, favoriser les échanges de bonnes pratiques et stimuler la collaboration entre ces pays afin de promouvoir une croissance durable de ce secteur stratégique en Afrique