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Ce souvenir me revient aujourd'hui parce que la domination numérique est une reproduction de la domination post-coloniale une sorte de main de fer dans des gants de velours, adaptée aux instruments du vingt-et-unième siècle.

Je me souviens, c'était à Casablanca à la faculté de droit et des sciences économiques et sociales qui occupait alors le bâtiment de la place Mirabeau. Feu le professeur Bruno Etienne, anthropologue du politique, l'un de ces expatriés venus d’Aix-en-Provence enseigner au Maroc suite à l’appel fait à la France par feu le Roi Hassan II. C’était dans l’objectif de pouvoir envoyer de meilleurs professeurs à côté des talents marocains. Feu le professeur Bruno Etienne nous enseignait la science politique américaine mais aussi la pensée du célèbre sociologue français Pierre Bourdieu. Il nous expliquait comment les structures de pouvoir se reproduisent, comment les dominés participent parfois à leur propre domination, comment les champs et les capitaux s'organisent en espaces de positions et de prises de position. La reproduction, concept central de Pierre Bourdieu, désigne le processus par lequel les structures de domination se perpétuent d'une génération à l'autre, souvent de manière invisible aux yeux des dominés.

Cette évolution révèle un changement profond dans la stratégie d’infrastructure numérique des grandes plateformes. La bataille pour la connectivité africaine ne se joue plus uniquement au fond des océans, mais désormais au cœur même du Continent.

Discrètement, Google et Meta préparent la prochaine bataille des infrastructures numériques en Afrique. Après les méga-câbles sous-marins Equiano et 2Africa, les géants américains se tournent vers les réseaux terrestres pour acheminer le haut débit au cœur du Continent, déclenchant une compétition entre opérateurs panafricains pour capter ces nouveaux marchés

Ce projet arrive dans un contexte où l’Afrique ne représente qu’environ 1% de la capacité mondiale des data centers, un marché estimé à 386 milliards de dollars, générant seulement 3,5 milliards de dollars de chiffre d’affaires sur le continent. En comparaison, l’Amérique du Nord concentre à elle seule plus de 50% des capacités installées. Selon les projections de l’International Data Corporation (IDC), le marché africain pourrait toutefois dépasser les 13 milliards de dollars d’ici 2030, porté par une explosion des usages numériques et une croissance annuelle du trafic Internet attendue à 40%.

C’est la nouvelle pierre angulaire de l’ambition numérique de la Côte d’Ivoire. Le Village des Technologies de l’Information et des Biotechnologies (VITIB) fut le théâtre, ce jeudi 2 octobre 2025, de l’inauguration du premier data center du groupe panafricain ST Digital en Côte d’Ivoire, une infrastructure de type Tier III . Cet événement marque une étape significative dans la stratégie de souveraineté numérique du pays, visant à réduire sa dépendance aux infrastructures étrangères pour l’hébergement des données numériques  

Signé en marge de la 4e Exposition économique et commerciale Chine-Afrique, ce protocole d'accord reflète un engagement commun en faveur d'un développement numérique inclusif, résilient et durable en Afrique. «Ce partenariat avec la CAICT constitue une étape décisive vers la réalisation de l'avenir numérique de l'Afrique,» a déclaré Ahunna Eziakonwa, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies et Directrice du Bureau régional du PNUD pour l'Afrique. «En combinant l'expertise du PNUD en matière de développement avec le leadership technologique de la CAICT, nous posons les bases d'une transformation numérique centrée sur l'humain, conforme aux Objectifs de développement durable.»

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l'Académie chinoise des technologies de l'information et de la communication (CAICT) ont signé le 18 juin un protocole d'accord historique pour la conception conjointe du Pôle africain d'autonomisation et d'innovation numériques, marquant ainsi une étape importante vers l'accélération de la transformation numérique sur le continent

Forte de près de deux décennies d’expérience au Maroc, l’entreprise étend désormais ses services au Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Kenya, le Malawi, le Mali, le Nigéria, le Rwanda, le Sénégal, l’Afrique du Sud, la Tanzanie et l’Ouganda. Ce déploiement, pensé comme une stratégie de croissance à long terme, vise à positionner “Nindohost” comme un acteur technologique de référence sur le continent, en répondant à la fois à la demande croissante en infrastructures numériques et aux besoins spécifiques des écosystèmes locaux, fait savoir l’entreprise dans un communiqué.

La société marocaine “Nindohost”, pionnière dans l’hébergement web, le cloud souverain et les solutions de cybersécurité, a annoncé franchir une étape majeure de son développement, en étendant ses services à 13 nouveaux marchés africains, dans un contexte marqué par la montée en puissance de l’économie numérique en Afrique

Grâce à cette alliance, Vodafone étend son empreinte sur le continent africain, où elle est déjà présente dans huit pays à travers Vodacom. Maroc Telecom, de son côté, s’appuie sur sa connaissance fine du marché local pour répondre aux enjeux technologiques spécifiques du Royaume. Ensemble, les deux acteurs ambitionnent de faire du Maroc un hub digital de référence à l’horizon 2030.

Maroc Telecom et Vodafone Business ont annoncé la signature d’un protocole d’accord visant à renforcer l’offre digitale destinée aux entreprises et au secteur public au Maroc. Cette collaboration marque une étape majeure dans la transformation numérique du pays, avec une première phase axée sur les solutions de ville intelligente et la gestion de l’énergie

Microsoft et le groupe émirati G42 ont annoncé mercredi 22 mai un gigantesque programme d'investissements numériques au Kenya, dans le cadre d'une initiative avec le ministère de l'Information, des Communications et de l'Économie numérique. L’accord a été signé à Washington en marge de la visite du chef de l’Etat kényan aux Etats-Unis.