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En effet, après de fortes inondations qui ont frappé la province angolaise de Benguela en avril dernier, l’exportation des minerais congolais via le port de Lobito était quasiment bloquée, déclenchant des travaux d’urgence pour réparer les infrastructures endommagées et rétablir la circulation des trains.

La société Lobito Atlantic Railway, gestionnaire du corridor de Lobito reliant le port angolais éponyme aux gisements de cuivre congolais situés dans le Grand Katanga, a annoncé lundi 15 juin l’arrivée par train, de la première cargaison du métal rouge en provenance de RDC. Cette annonce confirme le rétablissement de la liaison complète entre la Copperbelt congolaise et l’océan Atlantique, après deux mois de perturbations qui ont mis à l’épreuve la résilience du corridor logistique de Lobito.

Dans ce contexte, la résilience logistique devient un atout stratégique. Les ports capables de maintenir une continuité opérationnelle, même en période de turbulence, sont devenus aussi précieux que les matières premières qu’ils permettent d’acheminer. Non parce qu’ils échappent aux crises, mais parce qu’ils en amortissent les effets.

Les récentes crises maritimes l’ont brutalement rappelé : les routes commerciales ne sont pas de simples traits sur une carte. Chaque fermeture temporaire, que ce soit dans le canal de Suez, à Panama ou en mer Rouge, se traduit par des hausses de coûts logistiques, des détournements d’itinéraires, des retards d’approvisionnement et une fragilisation des chaînes de valeur. Selon la CNUCED, ces « infrastructures invisibles de la mondialisation » sont de plus en plus vulnérables aux tensions géopolitiques et climatiques.

Le président guinéen a promulgué, le 13 juin, un décret ratifiant l’Accord-cadre et l’Accord de mandat signés avec la Banque islamique de développement (BID). Cette formalité institutionnelle permet de finaliser les mécanismes de financement du corridor routier régional reliant la Guinée au Sénégal.

La Guinée franchit une étape majeure dans la réalisation du corridor routier reliant son territoire au Sénégal. Après la ratification d’accords conclus avec la Banque islamique de développement, le financement du projet est désormais consolidé, ouvrant la voie à l’aménagement d’un axe appelé à renforcer l’intégration économique et logistique de la sous-région.

Le paysage logistique de l’Afrique de l’Ouest vient de franchir un cap historique. Ce jeudi 17 avril 2026, l’entreprise AfricaGlobal Logistics (AGL) a officialisé l’ouverture d’un nouveau corridor multimodal reliant le port d’Abidjan à la capitale malienne, Bamako. La particularité de ce tracé ? Une escale stratégique par Bobo-Dioulasso, la capitale économique burkinabè, transformant ce trajet en une véritable colonne vertébrale pour l’économie régionale.

Face aux défis géopolitiques et économiques de la sous-région, une petite révolution vient de s’opérer sur les routes ouest-africaines. Grâce à l’initiative du géant AfricaGlobal Logistics (AGL) et à une coopération douanière inédite, un corridor multimodal relie désormais la Côte d’Ivoire au Mali, en transitant par le Burkina Faso. Un pari stratégique qui promet de transformer durablement le commerce entre Abidjan et Bamako.

Dans cet article, nous ferons un tour du monde au cœur des passages-clés, d’Ormuz à Malacca, de Bab el-Mandeb au Levant, où chaque tension locale peut déclencher un chaos global. Des détroits étroits, mais des enjeux gigantesques.


À l’heure où les projecteurs médiatiques peinent à suivre les lignes mouvantes de la géopolitique mondiale, un théâtre stratégique échappe souvent aux radars : celui des détroits. Invisibles pour les foules, mais vitaux pour les flux. Ce sont eux qui tiennent la planète en équilibre précaire, ces étroits corridors maritimes par lesquels transitent pétrole, gaz, marchandises… et rapports de force.

Le corridor, qui reliera la région zambienne de Chingola à la ligne ferroviaire angolaise de Benguela à Luacano, s'étend sur plus de 530 km et servira de voie d'exportation clé pour le cuivre et les produits agricoles. Le ministre zambien des Transports s’est montré optimiste sur la réalisation de cette infrastructure stratégique pour la sous-région, soulignant l'intérêt des Etats-Unis, de l'Union européenne et des acteurs régionaux. «Nous avons un promoteur au sein de l'Africa Finance Corporation qui travaille sur les questions financières, et la situation s'annonce très prometteuse,» a-t-il confié à l’agence Reuters.

La Zambie et ses partenaires espèrent démarrer les travaux du corridor ferroviaire de Lobito reliant sa ceinture de cuivre à la côte atlantique de l'Angola d'ici le troisième trimestre 2026, a déclaré le ministre des Transports Frank Tayali, lors du récent forum d’affaires Afrique-Etats-Unis tenu dans la capitale angolaise, Luanda. Le ministre a par ailleurs indiqué que «les négociations de financement avancent à grand pas.»

Les deux itinéraires retenus, – Misrata–Tamanhint–Agadez vers le Niger, et Benghazi–Kufra–Soudan vers le Soudan –, visent à créer des liaisons terrestres entre la Méditerranée et les marchés enclavés du continent. En s’appuyant sur ces corridors, la Libye cherche à se positionner comme une alternative aux routes ouest-africaines traditionnelles, actuellement fragilisées par les crises politiques et la saturation du trafic.

Le jeudi 29 avril, la Haute commission du projet Libya Africa Transit Corridors (LAPTCorr) s’est réunie pour la quatrième fois à Tripoli. Cette session marque une étape importante dans la concrétisation d’un projet ambitieux : relier les ports libyens au Sahel et à l’Afrique de l’Est via deux grands corridors routiers traversant le Sahara.