La société Lobito Atlantic Railway, gestionnaire du corridor de Lobito reliant le port angolais éponyme aux gisements de cuivre congolais situés dans le Grand Katanga, a annoncé lundi 15 juin l’arrivée par train, de la première cargaison du métal rouge en provenance de RDC. Cette annonce confirme le rétablissement de la liaison complète entre la Copperbelt congolaise et l’océan Atlantique, après deux mois de perturbations qui ont mis à l’épreuve la résilience du corridor logistique de Lobito.
En effet, après de fortes inondations qui ont frappé la province angolaise de Benguela en avril dernier, l’exportation des minerais congolais via le port de Lobito était quasiment bloquée, déclenchant des travaux d’urgence pour réparer les infrastructures endommagées et rétablir la circulation des trains.
Si la partie du réseau reliant Huambo à Luau, à la frontière congolaise, était restée opérationnelle sur plus de 1.000 km durant l’interruption, l’accès au port constituait le principal chaînon manquant pour les exportations des opérateurs miniers de la RDC. Le management de la société gestionnaire du Corridor de Lobito affirme avoir maintenu une partie des flux grâce à une solution combinant plusieurs modes de transport depuis la plateforme logistique de Dango, située dans la province de Huambo. Celle-ci était utilisée comme hub d’éclatement entre différents moyens d’acheminement.
Le retour à la normale de cette voie logistique stratégique pour la RDC et ses partenaires miniers, intervient alors que Lobito cherche à convaincre les producteurs de cuivre et de cobalt (les groupes chinois seraient réticents, pour des raisons politiques) d’utiliser ce corridor. La liaison entre Kolwezi au Katanga et le port angolais s’étend sur environ 1.739 km et permettrait un transit en sept jours. L’opérateur prévoit de faire passer la fréquence de 12 à 20 trains par semaine d’ici l’année prochaine.
Ces objectifs dépendront toutefois de la capacité de l’infrastructure à fonctionner régulièrement. Au-delà des délais et des coûts de transport, les compagnies minières doivent pouvoir compter sur des itinéraires capables de maintenir leurs opérations en cas d’incident. LAR indique avoir engagé une seconde phase de son programme de remise en état, avec des études destinées à mieux protéger la voie contre de futurs événements météorologiques extrêmes.





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