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Une décision qui renforce l'accès de la banque au marché des capitaux chinois, après son premier emprunt obligataire « Panda » de 2,2 milliards de RMB émis en 2025.

Afreximbank s’associe à One Street Studios et au Fonds de développement des exportations en Afrique (FEDA) pour piloter son ambitieux Fonds panafricain du cinéma. Objectif : structurer une industrie en plein essor qui pèse déjà 5 milliards de dollars, en finançant la création, les infrastructures et le rayonnement international des œuvres du continent.

Construire des écosystèmes pour les industries créatives & culturelles numériques viables (animation, jeux vidéo, mise en récit numérique). Il existe une scène que des millions d’enfants africains ont vécue sans jamais la nommer, allumer une console, une tablette ou un téléphone, et ne jamais se reconnaître dans aucun personnage à l’écran. Pas leur visage, pas leur langue, pas leurs mythes. Les héros viennent d’ailleurs, d’Amérique, du Japon, d’Europe, et les enfants apprennent, imperceptiblement, que les grandes histoires se racontent à d’autres latitudes.

À l’initiative de Benoist Di Bento, Mohamed Zoghlami partage sa réflexion sur les industries créatives et culturelles numériques africaines. L’Afrique possède l’un des patrimoines narratifs les plus riches au monde, mais ses industries créatives numériques restent encore dépendantes d’infrastructures, de plateformes et de modèles économiques étrangers. Jeux vidéo, animation, intelligence artificielle et storytelling immersif deviennent désormais des enjeux de souveraineté culturelle, technologique et économique.

C’est un signal fort envoyé aux décideurs économiques. Selon une analyse stratégique dévoilée par l’International Finance Corporation, les industries culturelles et créatives (ICC) marocaines affichent une croissance plus robuste que prévu.

Portées par une croissance rapide et une dynamique inclusive, les industries culturelles et créatives s’imposent comme un moteur économique majeur au Maroc. Mais malgré leur essor spectaculaire, le secteur reste freiné par un accès limité au financement, à l’aube d’échéances stratégiques comme la Coupe du monde 2030.

Malgré son énorme potentiel, la musique africaine francophone ne capte qu’une fraction infime des investissements. Le capital-investissement privé dans la région n’atteint qu’environ 0,1 % du PIB, contre près de 1 % dans les économies développées, révélant un fossé de financement structurel. Les banques restent à l’écart, et les autres sources de financement se montrent tout aussi frileuses face à un secteur dominé par de petits acteurs indépendants, dépourvus de garanties classiques et évoluant dans un environnement où la monétisation numérique demeure limitée.

D’Abidjan à Cotonou, le pari panafricain du SIMA, le Salon des Industries Musicales d’Afrique francophone est lancé. Après une première édition réussie en Côte d’Ivoire, qui avait réuni 5 000 participants, l’événement s’installe du 10 au 15 novembre dans la capitale économique béninoise. Avec un objectif : passer de la promesse à la preuve en matière de financement des musiques africaines et prouver que les industries culturelles et créatives peuvent être un levier économique et diplomatique pour le continent africain.

Placée sous le thème «Du potentiel aux preuves : faire rayonner et financer les musiques d’Afrique francophone,» cette édition est organisée avec le soutien institutionnel du ministère du T ourisme, de la Culture et des Arts, à travers l’Agence Bénin Tourisme.

Après une première édition réussie en Côte d’Ivoire, qui avait rassemblé 5 000 participants (artistes, producteurs, managers, labels, promoteurs, institutions, bailleurs, médias), le Salon des Industries musicales d’Afrique francophone (SIMA) revient cette fois-ci au Bénin pour une deuxième édition plus ambitieuse.
L’événement se tiendra du 10 au 15 novembre 2025, à Cotonou au Bénin