Tous les articles qui parlent de Marché de change

Les responsables de la Bourse de Johannesburg jubilent. Ils estiment que cette réforme pourrait drainer à terme, jusqu’à 608 milliards de dollars d'investissements. Une grande partie de la réglementation actuelle remonte à 1961, certaines dispositions datant même de 1933, confie Vukile Davidson, Directeur général-adjoint chargé de la Politique financière au Trésor, à l’agence Reuters.

Pretoria a entrepris une refonte radicale de ses règles vieilles régissant les flux monétaires, notamment en renforçant son contrôle sur les crypto-actifs. L’objectif est de consolider la position du pays en tant que centre financier de référence du continent et d’attirer davantage de capitaux. Le ministère des Finances propose l'augmentation des plafonds discrétionnaires de détention offshore pour les particuliers et l'assouplissement des restrictions de transfert en devises sur les flux de capitaux.

Cette réorganisation vise à renforcer l’efficacité, la transparence et la qualité des services, tout en consolidant la performance de l’établissement. Elle se matérialise notamment par l’’amélioration de la fluidité des processus et des délais de traitement des dossiers de change à travers la création d’un département dédié à la facilitation et à l’accompagnement des opérateurs.

L’Office des Changes a annoncé une transformation de son organisation pour la mettre en cohérence avec sa stratégie 2025–2029 et « les mutations de son environnement.» Selon le communiqué de l’institution, ce nouvel organigramme traduit une évolution de ses modes d’intervention au regard de ses missions de régulation, de supervision et d’accompagnement des clients et partenaires.

Cette mesure témoigne d'un assouplissement accru du régime de change nigérian pour les exportateurs de pétrole, même si elle ne devrait pas entraîner une augmentation immédiate de l'offre en dollars sur le marché de change. Pour les autorités monétaires, cette mesure s'inscrit dans le cadre des réformes en cours visant à « libéraliser et donner plus de profondeur au marché,» dans le cadre de ses efforts pour stabiliser la monnaie nationale (naira) et attirer les investissements.

Dans une circulaire du 25 mars 2026, la banque centrale du Nigeria a supprimé une exigence qui obligeait les multinationales pétrolières à conserver temporairement une partie de leurs recettes d'exportation. Cette obligation de «mise en commun des liquidités» qui permettaient aux banques agréées de transférer immédiatement seulement la moitié des recettes d'exportation de pétrole, le solde étant conservé pendant une durée maximale de 90 jours, passe donc à la trappe.