Dans une circulaire du 25 mars 2026, la banque centrale du Nigeria a supprimé une exigence qui obligeait les multinationales pétrolières à conserver temporairement une partie de leurs recettes d’exportation. Cette obligation de «mise en commun des liquidités» qui permettaient aux banques agréées de transférer immédiatement seulement la moitié des recettes d’exportation de pétrole, le solde étant conservé pendant une durée maximale de 90 jours, passe donc à la trappe
Cette mesure témoigne d’un assouplissement accru du régime de change nigérian pour les exportateurs de pétrole, même si elle ne devrait pas entraîner une augmentation immédiate de l’offre en dollars sur le marché de change.
Pour les autorités monétaires, cette mesure s’inscrit dans le cadre des réformes en cours visant à « libéraliser et donner plus de profondeur au marché,» dans le cadre de ses efforts pour stabiliser la monnaie nationale (naira) et attirer les investissements.
Pour les compagnies pétrolières internationales, cette réforme rétablit un meilleur contrôle de la gestion des flux de trésorerie, leur permettant de décider quand et comment déployer les recettes d’exportation sans périodes de détention obligatoires.
Les dirigeants du secteur affirment qu’un accès plus libre aux recettes en dollars améliore l’efficacité de la trésorerie et réduit légèrement le risque financier dans le secteur amont nigérian, où la confiance dans la mobilité des capitaux demeure essentielle.
Cette modification lève une restriction instituée en février 2024, en pleine pénurie de dollars qui avait fait chuter le naira à des niveaux records. A l’époque, la banque centrale avait plafonné à 50 % les transferts immédiats des recettes d’exportation de pétrole, le reste étant conservé localement pendant 90 jours afin de renforcer la liquidité en dollars. Cette mesure antérieure faisait partie d’un ensemble de réformes plus vastes, mises en œuvre après des années de tensions sur les taux de change liées à la faiblesse des prix du pétrole et au choc de la pandémie du Covid-19. Depuis lors, la banque centrale a également relevé les taux du marché libre pour attirer les investisseurs et supprimé les plafonds sur les écarts de change sur le marché interbancaire.





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