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L’opération, structurée par la SFI en tant qu’arrangeur principal, comprend un prêt senior de 20 millions d’euros et un apport en quasi-fonds propres de 75 millions d’euros de la BEI. Ce financement s’inscrit dans le cadre du programme « Human Development Accelerator », soutenu par la Commission européenne et la Fondation Gates, avec d’autres contributions encore en cours de mobilisation.

La société biopharmaceutique sud-africaine Biovac franchit un cap industriel majeur avec une levée de 95 millions d’euros (environ 112,4 millions de dollars) auprès de la Société financière internationale (SFI) et de la Banque européenne d’investissement (BEI), destinée à construire la première usine africaine de fabrication de vaccins de bout en bout.

Porté par une joint-venture sino-camerounaise, la société Yicheng Pharmaceutical Group Fabrication Co. Ltd, ce projet vise à faire du Cameroun «un acteur central de la production et de la distribution de médicaments dans la sous-région.» S’il se concrétise, ce projet sera une réponse concrète à l’ambition souverainiste de ce pays qui dépend des importations pour la quasi-totalité de sa consommation de médicaments et de produits pharmaceutiques. En effet, plus de 95% des médicaments vendus au Cameroun sont importés, pour une facture estimée à 169 milliards de francs CFA en 2024.

Le Premier ministre camerounais Joseph Dion Ngute, a procédé vendredi 3 octobre, à la pose de la première pierre d'un important projet d’une unité de production pharmaceutique intégrée estimé à 530 milliards FCFA, soit l’équivalent de 948,7 millions de dollars US

Selon un rapport de la Banque mondiale publié en juin 2025 : « Nigeria: Country Private Sector Diagnostic,» le secteur pharmaceutique nigérian a connu une forte croissance, soit 7 % en rythme annualisé, et la demande de médicaments devrait augmenter dans les années à venir grâce à la couverture maladie universelle.

Pour doper son industrie pharmaceutique, le Nigeria doit passer de 2 à 10 milliards de dollars d’investissement si l’on en croit notre confrère Ecofin. C’est une progression géométrique qui fera forcément appel au capital privé local et étranger. Une opportunité pour les investisseurs dans ce pays d’environ 230 millions de consommateurs connecté à un ensemble Cedeao de plus de 460 millions de personnes.

Loin d’un récit misérabiliste, l’Afrique s’affirme comme un laboratoire mondial d’innovation en santé. Face aux carences structurelles des systèmes publics, des acteurs privés, communautaires et technologiques inventent, chaque jour, des solutions agiles, résilientes et souvent frugales. Et ce mouvement, loin d’être marginal, est en train de redéfinir les modèles de santé du XXIe siècle.

En 2050, l’Afrique abritera près de 2,5 milliards d’habitants, soit un quart de la population mondiale. Ce bouleversement démographique majeur met les systèmes de santé sous tension extrême. Aujourd’hui déjà, plus de 50 % des Africains n’ont pas un accès régulier aux soins de base. Ce constat alarmant est bien connu. Ce qui l’est moins, c’est que cette fragilité sanitaire constitue aussi l’une des plus grandes opportunités économiques, entrepreneuriales et technologiques du continent