Pour doper son industrie pharmaceutique, le Nigeria doit passer de 2 à 10 milliards de dollars d’investissement si l’on en croit notre confrère Ecofin. C’est une progression géométrique qui fera forcément appel au capital privé local et étranger. Une opportunité pour les investisseurs dans ce pays d’environ 230 millions de consommateurs connecté à un ensemble Cedeao de plus de 460 millions de personnes
Selon un rapport de la Banque mondiale publié en juin 2025 : « Nigeria: Country Private Sector Diagnostic,» le secteur pharmaceutique nigérian a connu une forte croissance, soit 7 % en rythme annualisé, et la demande de médicaments devrait augmenter dans les années à venir grâce à la couverture maladie universelle. L’analyse montre que la croissance et la valeur ajoutée pour l’économie nigériane peuvent être significatives en termes de revenus, d’emploi et de développement du capital humain si les classifications douanières et du code SH (Système harmonisé) sont alignées sur les normes internationales, si la NAFDAC numérise et accélère les processus d’approbation et de test des médicaments, et si le gouvernement privilégie la production locale de médicaments essentiels grâce à des stratégies d’approvisionnement et de tarification actualisées. L’adoption des mesures politiques présentées dans ce rapport pourrait générer près de 1,6 milliard de dollars de nouveaux investissements et créer jusqu’à 44 000 emplois.
On parle alors de quintupler la production de l’industrie pharmaceutique nigériane au cours des cinq prochaines années pour atteindre 10 milliards de dollars US d’investissement en 2030. Cet objectif annoncé en juillet 2025 par l’Association des pharmaciens communautaires du Nigeria (ACPN) rejoint l’ambition du gouvernement fédéral, qui veut réduire la dépendance du pays aux médicaments importés.
«Le Nigeria compte 230 millions d’habitants, et nous ne produisons pas la majorité de nos produits de santé. Nous en importons 70 %. Comment cela peut-il être logique ? Notre objectif est d’inverser ces chiffres,» souligne Dr. Abdu Mukhtar, coordonnateur national de l’Initiative présidentielle destinée à débloquer la chaîne de valeur des soins de santé (PVAC).


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