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A rappeler qu’Orano exploite actuellement Somaïr, la seule mine en activité du pays, permettant au Niger d’assurer 4 % de la production mondiale d’uranium en 2022. Grâce à cette mine, Orano assure environ 15 % des besoins français en uranium.

Comme AFRIMAG l’avait rapporté dans ses colonnes, le groupe français Orano (l’ex-Areva) a annoncé reprendre le développement du gisement d’uranium d’Imouraren au Niger après près de 10 ans de suspension. Mais cette relance des activités se heurterait à l’opposition de militaires au pouvoir à Niamey, qui pourraient aller jusqu’à retirer le projet au groupe français

Avec cette performance, la RDC est en avance sur les projections des analyses du cabinet Wood Mackenzie qui le voyait dépasser le Pérou en 2026-2027. Alors que le Pérou s’attend à une production de cuivre de 3 millions de tonnes

La production cuprifère de la République démocratique du Congo en 2023 devrait dépasser celle du Pérou, selon les statistiques provisoires publiées par le ministère des Mines de la RDC. Kinshasa retrouverait d’ici trois ans, le deuxième rang mondial parmi les producteurs du métal rouge

A raison. Avec 80 millions d’hectares de terres arables, la RDC aurait, selon l’Organisation des nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), le potentiel pour nourrir 2 milliards d’individus – soit, théoriquement, un être humain sur quatre.

Très dépendante du secteur extractif et de ses fluctuations, la République démocratique du Congo dispose pourtant des moyens pour s’imposer comme le « grenier » agricole de l’Afrique. Un objectif qui ne pourra être atteint qu’avec le plein concours du secteur privé, à l’image du groupe dirigé par l’homme d’affaires George Forrest, qui pense que « l’agriculture pourrait bientôt dépasser l’exploitation minière en tant qu’industrie dominante en RDC ».

Réduite au rôle d’exportateur de minerais bruts, l’Afrique ne capte que 55 milliards de dollars sur un marché mondial estimé à 8.800 milliards d’ici 2025, selon une étude de la Banque africaine de Développement (BAD). Une stratégie axée sur l’encouragement de la production locale de batteries et de véhicules électriques devrait permettre au continent d’engranger plus de valeur ajoutée et de revenus. A condition de ne pas répéter la «malédiction du pétrole».