Les cours du pétrole et du fer devraient évoluer en sens opposés dans les prochains mois, selon les cabinets Fitch, d’une part et Goldman Sach et JPMorgan Chase de l’autre.
Le pétrole, en tant que principale source d’énergie, et le fer, ressource fondamentale de la sidérurgie, vont connaître des sorts différents, dans les mois à venir, chacune de ces matières premières voyant sa courbe s’inverser. En effet, l’année 2020 avait été marquée par une forte hausse des cours du fer, alors que le pétrole dégringolait vers des niveaux historiquement bas.
Ainsi pour le minerais ferreux, Fitch Solutions Country Risk and Industry Research estime qu’après l’excellente année 2020, l’heure est désormais à la baisse pour le premier semestre 2021. La raison de ce repli attendu, est la forte augmentation de l’offre, notamment au Brésil. Alors que la Chine, principale consommatrice de fer, va adresser au marché une demande en légère baisse comme chaque hiver, par rapport au semestre précédent. Résultats, les cours passeront de 160 dollars la tonne l’année dernière, à 120 dollars seulement en 2021, avant de poursuivre son repli à 100 dollars en 2022. Et les cours pourraient baisser jusqu’à 75 dollars à l’horizon 2025, toujours selon la filiale de Fitch.
Quant au pétrole, c’est l’exact inverse qui se produira. En effet, tout le monde a encore en mémoire les cours négatifs observés en avril 2020, une première dans l’histoire des hydrocarbures. Pourtant, les mois à venir risquent d’être marquées par une très forte progression selon Goldman Sachs et JPMorgan Chase qui prévoient un rebond pouvant mener le cours du baril à 100 dollars.
Avec les campagnes de vaccinations lancées tous azimuts, le monde se dirige vers la levée progressive de mesures restrictives. Les transports aériens et terrestres et l’industrie vont reprendre leur niveau d’avant Covid-19. La consommation quotidienne devrait connaître une hausse de 1,4 million de baril, alors qu’elle s’est repliée de 10 millions de barils en 2020.
Or, on vient d’assister à une forte baisse des investissements ce qui réduit d’autant l’offre. Aux Etats-Unis, un hiver particulièrement rigoureux a freiné la production. Enfin, la discipline des pays du G5 Sahel contribue à tirer les prix vers le haut. Néanmoins, sont nombreux ceux qui estiment que la prévision d’un baril à 100 dollars est trop optimiste, puisque l’augmentation des prix freinera la consommation et ce devrait ralentir la hausse des cours.


![Édito | Transport aérien : vers un renouveau de l’IATA ? [Par Jean-Louis Baroux] L'IATA, ce n'est pas rien ! Fondée à La Havane en 1945, cette organisation se veut l'association mondiale des compagnies aériennes. Sur les quelque 1 200 transporteurs aériens, seuls 370 en sont membres, mais ils représentent 85 % du trafic aérien mondial. Et les chiffres sont impressionnants : la barre des 1 000 milliards de dollars de chiffre d'affaires des compagnies régulières sera franchie cette année. Pour faire fonctionner cet ensemble, et surtout pour que des opérateurs voués à être concurrents coopèrent entre eux, il faut des outils globaux, performants et acceptés de tous. Et ce n'est pas le moindre mérite de l'IATA que de les avoir créés et d'en assurer la gestion.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Saadia-Zahidi--320x150.jpg)








