Tous les articles qui parlent de Numérique - Page 2

Réunie à Abuja, au Nigeria, la Cour de justice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a officiellement lancé, lundi 29 juin, son Electronic Case Management System (ECMS), présenté comme la transformation numérique la plus importante de son histoire.

La Cour de justice de la CEDEAO franchit un cap historique dans sa transformation numérique. Depuis Abuja, l'institution régionale a lancé son système électronique de gestion des affaires judiciaires (ECMS), une plateforme qui promet de révolutionner l'accès à la justice dans les quinze États membres. Objectif : permettre aux justiciables et aux avocats de saisir la Cour à distance et faire de cette dernière une juridiction entièrement dématérialisée d'ici à 2030.

La Côte d’Ivoire accélère l’adaptation de son système de formation aux exigences de l’économie numérique. Les autorités ivoiriennes ont signé, la semaine dernière, un Pacte Industrie–Enseignement technique et professionnel (PIETP) avec la French Tech Abidjan, ouvrant ainsi la voie à une collaboration étroite entre les établissements de formation et les entreprises innovantes.

Face à l’explosion des besoins en compétences numériques, la Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son système de formation. En scellant un partenariat inédit avec la French Tech Abidjan, le gouvernement mise sur les startups pour rapprocher l’enseignement technique des réalités du marché et préparer une nouvelle génération de professionnels du numérique.

Le Maroc renoue avec une dynamique économique rarement observée depuis plus de dix ans. Selon le dernier Rapport de suivi de la situation économique au Maroc, publié par la Banque mondiale sous le titre Consolider la croissance : La transformation numérique comme levier de productivité, le Royaume a enregistré en 2025 une croissance estimée à 4,9 %, son meilleur résultat depuis une décennie.

La Banque mondiale vient d’approuver deux programmes majeurs totalisant 650 millions de dollars en faveur du Maroc. Objectif : accélérer la transformation numérique du Royaume et consolider sa résilience face aux risques climatiques, aux catastrophes naturelles et aux cybermenaces. Une nouvelle étape dans la stratégie de modernisation du pays à l’horizon 2030.

Yango Group, entreprise technologique basée aux Émirats arabes unis, a réuni plus de 200 représentants du secteur privé, des institutions publiques et de l’écosystème technologique à l’occasion d’Innovation Day 2026, organisé à Abidjan le 4 juin 2026. L’événement a été marqué par des démonstrations de technologies utilisées sur les différents marchés du groupe à travers le monde, des discussions sur le développement des services numériques pour les villes africaines, la signature d’un accord de partenariat avec le GUDE-PME, ainsi que la cérémonie de remise des diplômes de la première cohorte du programme Yango Fellowship en Côte d’Ivoire.

Plus de 200 dirigeants d’entreprise, entrepreneurs, décideurs publics et experts en technologie se sont réunis à Abidjan le 4 juin à l’occasion de Yango Innovation Day 2026, où Yango Group, entreprise technologique basée aux Émirats arabes unis, a présenté les technologies utilisées sur ses marchés à travers le monde, discuté de l’avenir des services numériques urbains en Afrique, annoncé de nouveaux partenariats locaux et célébré les diplômés de son programme Fellowship

La société française Imagine All The People, pionnière des solutions d’intelligence artificielle fondées sur la simulation de comportements humains, vient de conclure un partenariat stratégique avec ThinkONE, cabinet marocain spécialisé dans les études de marché, la data et la compréhension des besoins clients.

Une nouvelle génération d’outils d’aide à la décision fait son entrée sur les marchés africains et moyen-orientaux. En s’appuyant sur l’intelligence artificielle et la modélisation comportementale, Imagine All The People et ThinkONE unissent leurs forces pour permettre aux entreprises et aux institutions de simuler les comportements humains et d’anticiper l’impact de leurs décisions avant leur mise en œuvre.

Construire des écosystèmes pour les industries créatives & culturelles numériques viables (animation, jeux vidéo, mise en récit numérique). Il existe une scène que des millions d’enfants africains ont vécue sans jamais la nommer, allumer une console, une tablette ou un téléphone, et ne jamais se reconnaître dans aucun personnage à l’écran. Pas leur visage, pas leur langue, pas leurs mythes. Les héros viennent d’ailleurs, d’Amérique, du Japon, d’Europe, et les enfants apprennent, imperceptiblement, que les grandes histoires se racontent à d’autres latitudes.

À l’initiative de Benoist Di Bento, Mohamed Zoghlami partage sa réflexion sur les industries créatives et culturelles numériques africaines. L’Afrique possède l’un des patrimoines narratifs les plus riches au monde, mais ses industries créatives numériques restent encore dépendantes d’infrastructures, de plateformes et de modèles économiques étrangers. Jeux vidéo, animation, intelligence artificielle et storytelling immersif deviennent désormais des enjeux de souveraineté culturelle, technologique et économique.

Dans un contexte politico-sécuritaire complexe qui pèse sur l’investissement, la création d’emplois exige des réponses audacieuses. C’est tout l’enjeu de la 6e édition du Salon international du recrutement (SIR), co-organisée, du 31 mai au 1er juin 2026, à Bamako par l’agence Emploi et Moi (créditée de plus de 2 500 insertions).

Face à une réalité économique où le salariat formel ne concentre qu’une frange restreinte (11,6 %) de la population active, le Mali s’oriente résolument vers le levier numérique pour insuffler une dynamique de modernisation à son marché de l’emploi. Conjuguant l’essor de plateformes innovantes et l’impulsion des pouvoirs publics, le Salon international du recrutement (SIR) s’érige désormais en vecteur stratégique indispensable, voué à rompre l’enclavement socio-professionnel des demandeurs d’asile d’emploi.

L’Afrique du Sud confirme son statut de locomotive africaine de l’intelligence artificielle générative. Selon le rapport «Global AI Diffusion - Q1 2026 Trends and Insights », publié le 1er mai 2026 par Microsoft, 23,1 % des Sud-Africains âgés de 15 à 64 ans ont utilisé une solution d’IA générative durant le premier trimestre 2026, contre 19,3 % un an auparavant. L’étude, fondée sur des données télémétriques agrégées et anonymisées collectées par le géant américain de la technologie, mesure l’usage des outils de GenAI à l’échelle mondiale entre le 1er janvier et le 31 mars 2026. Les données ont été ajustées selon plusieurs paramètres, notamment la pénétration d’Internet, la part de marché des appareils connectés et la population nationale.

Afrique du Sud, Namibie, Gabon, Libye… Le classement africain de l’intelligence artificielle révèle une adoption de plus en plus rapide des outils comme ChatGPT, Gemini, Claude ou Copilot. Mais derrière cette montée en puissance, le continent reste confronté à un défi majeur : éviter que la révolution de l’IA n’accentue davantage les inégalités avec les pays développés.