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Les infrastructures restent une priorité gouvernementale, avec 5.698 milliards de shillings affectés à la finalisation des projets routiers et l’entretien des réseaux de transport. Chouchou traditionnel du régime, la défense bénéficie de crédits budgétaires de 3.737 milliards de shillings.

Le gouvernement a présenté, jeudi 27 mars, un projet de budget 2025/2026 de 40.700 milliards de shillings, soit 11,1 milliards de dollars. Ce projet de loi, défendu au Parlement par le ministre d'Etat aux Finances, Henry Musasizi, met l’accent sur des investissements dans les secteurs tels que les infrastructures, la défense, l’énergie, la santé, l’éducation et l’agriculture, «afin de stimuler la croissance économique»

En 2024, la croissance globale du produit intérieur brut (PIB) du Maroc a ralenti à 3,2 %, sous l’effet de la sécheresse. Toutefois, la croissance non agricole a augmenté pour atteindre un taux estimé à 3,8 %, portée par la revitalisation du secteur industriel et le rebond de la formation brute de capital. L’inflation étant passée sous la barre des 1 %, Bank Al-Maghrib a pu amorcer un assouplissement de sa politique monétaire. La position extérieure du Maroc demeure stable, avec un déficit modéré du compte courant financé par des flux d’investissements directs étrangers croissants, soutenus par la solidité de la confiance des investisseurs. En dépit de pressions sur les dépenses, le ratio dette/PIB diminue progressivement.

Selon le dernier bulletin de la Banque mondiale en date du 26 mars, l'économie marocaine a fait preuve de résilience, affichant des tendances positives en 2024, malgré des défis importants. Les récentes précipitations ont permis d’atténuer les conditions de sécheresse, ouvrant la voie à des perspectives plus favorables pour le secteur agricole. D'après ce même document de la Banque mondiale pour le Maroc, intitulé Prioriser les réformes pour améliorer le climat des affaires, la croissance globale devrait atteindre 3,6 % en 2025

Pour les analystes de l’agence S&P Global Ratings, ces perspectives négatives reflètent leur opinion selon laquelle la faiblesse de la demande mondiale de diamants conjuguée à la baisse des prix devrait maintenir les exportations et les flux budgétaires du pays à un niveau modéré.

L’agence de notation financière S&P Global Ratings, connue par son appellation historique Standard & Poor’s, a révisé la perspective de la dette souveraine du Botswana de stable à négative. En parallèle, elle a confirmé ses notes de crédit souveraines à long terme «BBB+» et à court terme «A-2» pour le Botswana, en devises et en monnaie locale