Dans son dernier rapport sur les perspectives économiques régionales, le Fonds monétaire international (FMI) estime que dès l’année prochaine (ndlr : 2025), le ratio d’endettement moyen en Afrique subsaharienne devrait s’établir à 59,3 % du PIB. En léger repli par rapport au 59,7 % que la région devrait enregistrer en 2024, ce taux traduit, selon le FMI «des efforts d’assainissement budgétaire de la part des pays»
Concrètement, les analystes du Fonds s’attendent à ce que plus des deux tiers des pays de la région adoptent des mesures de consolidation budgétaire qui se traduiront par une augmentation des recettes intérieures et de réduction des dépenses afin de diminuer les déficits budgétaires qui alimente la dette. «Pour augmenter leurs recettes, plusieurs pays comptent s’appuyer sur l’élargissement de l’assiette fiscale et l’élagage des niches fiscales, ainsi que sur des efforts visant à améliorer l’administration fiscale et à promouvoir la numérisation.»
Par ailleurs, indique le FMI, le revers de cette politique budgétaire prudente est la moitié des pays en voie de consolidation qui vont réduire leurs dépenses d’investissement, affectant la croissance sur le moyen et long terme.
Malgré un léger repli de l’endettement que relève le Fonds, l’Afrique subsaharienne reste sur une dynamique croissante de sa dette depuis au moins 17 ans. Ainsi, celle-ci qui était en moyenne de 23,1% du PIB en 2008, a dépassé la barre de 50% en 2020 avant d’atteindre 60% en 2024. Une évolution qui a été corrélée à divers chocs exogènes mondiaux tels que la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine et la crise climatique.
Le rapport du FMI permet également de constater que 14 pays, sans les nommer, atteindront en 2025, le taux d’endettement de 70% du PIB contre 6 en 2018. Dans plusieurs pays, notamment ceux de la zone Franc, il s’agit du taux au-delà duquel la dette n’est plus considérée comme soutenable.
*Programme d’ajustement structurel
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