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L’Afrique pourrait accueillir jusqu’à 50 milliards de dollars d’investissements dans l’extraction de minéraux critiques entre 2024 et 2040, révèle le rapport Global Critical Minerals Outlook 2025 publié récemment par l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Une grande partie de ces fonds serait dirigée vers le cuivre, métal central dans la fabrication des véhicules électriques et des infrastructures renouvelables. Le cobalt, également essentiel pour les batteries, devrait attirer à lui seul 4 milliards de dollars.

Alors que la demande mondiale en minéraux critiques s’intensifie sous l’effet de la transition énergétique, l’Afrique pourrait capter 50 milliards de dollars d’investissements d’ici 2040 dans l’extraction de ces ressources stratégiques, selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Une opportunité à saisir pour un continent riche en réserves, mais encore en marge des flux financiers mondiaux

Si les batteries lithium-nickel-manganèse-cobalt ont jusqu’à présent dominé le marché des batteries électriques avec une part de marché de 60 %, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), l’agence relève l’émergence d’alternatives comme les batteries lithium-phosphate dont la part de marché se situe à 30 %. Derrière cette croissance, on retrouve surtout l’industrie chinoise qui fournit la majorité des batteries électriques dans le monde.

La demande des batteries lithium-fer-phosphate (LFP) va exploser sur le marché mondial. Entre 2024 et 2034, elle devrait enregistrer une croissance annuelle moyenne de 16,9 %, pour atteindre 90,3 milliards de dollars en 2034, selon les prévisions du cabinet Research and Markets. Ce boom conforte le géant marocain des phosphates, dans sa stratégie visant à devenir d’ici 2027 l’un des fournisseurs majeurs du secteur

Organisée avec la participation de décideurs politiques, de représentants des secteurs public et privé, ainsi que des experts du Maroc, de la République Démocratique du Congo (RDC) et de la Zambie, la formation vise à renforcer les compétences des participants dans les différents domaines concernés, établir des plateformes pour le partage de meilleures pratiques, consolider les capacités institutionnelles en mettant l’accent sur les cadres réglementaires et politiques, et promouvoir la collaboration entre États membres.

La Commission économique pour l’Afrique (CEA) organise, du 9 au 11 décembre 2024 à Lusaka, un atelier réunissant des experts et décideurs du Maroc, de la Zambie et de la République Démocratique du Congo (RDC) pour discuter du développement des chaînes de valeur régionales liées à la mobilité électrique. L’objectif est de renforcer les capacités locales, favoriser les échanges de bonnes pratiques et stimuler la collaboration entre ces pays afin de promouvoir une croissance durable de ce secteur stratégique en Afrique