Accra a opposé une fin de non-recevoir à la générosité de MTN. Dans un communiqué publié le 26 août 2026, le ministère ghanéen des Affaires étrangères annonce que le gouvernement « salue l’offre » de l’opérateur télécoms, qui s’apprêtait à verser 20 millions de cédis (GHS), environ 1,8 million de dollars US, aux victimes ghanéennes des récentes attaques xénophobes en Afrique du Sud, mais « la décline respectueusement ». Une réponse déjà transmise en privé douze jours plus tôt.
Un « non » annoncé dès le 14 août
Les articles de presse évoquant ce don l’attribuaient à une interview du président du conseil d’administration de MTN, le Dr. Ishmael Yamson. Or, précise le ministère, la position du gouvernement avait été communiquée directement au président du conseil et au directeur général de l’opérateur lors d’une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, le 14 août 2026. Le refus n’a donc rien d’une surprise pour le groupe sud-africain, dont la filiale ghanéenne est l’un des piliers du marché télécoms du pays.
La justification tient en une phrase : le gouvernement Mahama « a pris les dispositions nécessaires pour les évacuations et la réintégration en cours des Ghanéens » et ne peut, de ce fait, accepter l’offre. Autrement dit, Accra entend assumer seul la prise en charge de ses ressortissants, sans recourir à la philanthropie d’une entreprise privée.
Évacuations assumées, compte rendu promis
Le ministère affirme que les opérations d’évacuation humanitaire se poursuivent et que chaque Ghanéen rapatrié bénéficie d’un soutien financier à sa réintégration. Le coût total du dispositif reste pour l’heure inconnu : le gouvernement s’engage à en présenter « un compte rendu détaillé » au public dès la fin de l’opération, « dans un souci de transparence et de responsabilité. »
Le communiqué se conclut sur une note à destination des investisseurs : le gouvernement « continuera de créer un environnement commercial optimal pour permettre à toutes les marques internationales opérant au Ghana de prospérer, quel que soit leur pays d’origine. » Une manière de rassurer MTN, entreprise d’origine sud-africaine, sur son avenir au Ghana, alors que les violences xénophobes à Johannesburg et Pretoria ont tendu les relations entre les deux pays. Le message d’Accra est clair : l’État protège ses citoyens à ses frais, et l’économie reste ouverte.





Afrique du Sud
Ghana![Tribune | « Tombé du ciel » : une ode au vivre-ensemble dans le brouhaha de «l’incertitude française » [Par Gilles Djéyaramane] Ilyes, jeune Français musulman d’origine maghrébine, mène une vie insouciante dans une banlieue, avec toutefois une préoccupation phare : le baccalauréat. Après avoir échoué à plusieurs reprises à l’examen, il dispose d’une dernière chance de l’obtenir. Mais un incendie se déclare pendant les épreuves du « bac blanc », et tous les indices laissent à penser qu’il en est à l’origine. Exclu de son établissement, il doit quitter son quartier et rejoindre le seul lycée qui l’accepte : un pensionnat catholique en Bourgogne.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Tombe-du-Ciel-de-Mohamed-Hamidi--450x227.jpg)


![Tribune | Maroc-UE : les relations à l’épreuve de la parlementarisation de la politique extérieure et de sécurité européenne [Par Pr. El Hassane Hzaine] Les relations entre le Maroc et l'Union européenne ont évolué d'un simple accord commercial en 1969 à un partenariat stratégique multidimensionnel ; l'accord d'association de 1996 (en vigueur en 2000) a posé les bases, renforcées par l'intégration du Maroc dans la Politique européenne de voisinage en 2004 et l'obtention du statut avancé en 2008, qui a reconnu le Maroc comme un « partenaire privilégié » visant à favoriser la convergence réglementaire et à renforcer la coopération en matière de sécurité et de migration.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Drapeau--450x246.jpg)


