fbpx

Nigeria: Buhari s’attaque à l’une des plus importantes réformes du secteur pétrolier

Pinterest LinkedIn Tumblr +

Alors que ses détracteurs et l’opposition l’appellent « Baba Go-Slow (Papa-Qui-Va-Lentement) » pour insinuer une non certaine nonchalance, le Président Nigérian, Muhammadu Buhari est sur le point de réaliser l’une des plus importantes réformes du secteur pétrolier jamais réalisées dans l’histoire du pays.

Le Parlement est sur le point d’adopter un ensemble de textes législatifs touchant ce secteur stratégique du pays, une vingtaine d’années après que la réforme a été amorcée. Il a fallu un certain courage qui a manqué à ses prédécesseurs, mais aussi de l’audace à Baba Go-Slow, certes, mais cette réforme est quelque peu controversée. C’est d’ailleurs, ce qui explique en partie la lenteur observée depuis le début des années 2000.

tinmar 970

En effet, Les changements attendus pourraient mener vers la privatisation de ce qui est jusqu’ici considéré comme une véritable vache à lait du pays, à savoir la Nigerian national petroleum Corp NNPC). Cette entreprise publique détenue à 100% par l’Etat nigérian occupe une place fondamentale dans le dispositif de politique économique nigériane. En effet, En plus d’être le plus important contributeur au budget, la NNPC subventionne annuellement pour 6,5 milliards de dollars les approvisionnements en carburant du pays. C’est pourquoi l’ouverture éventuelle de son capital a été longtemps repoussée.

Evidemment, les choses sont sur le point de changer, puisqu’il faut que le secteur pétrolier se prépare à la concurrence. De grands acteurs veulent y investir, notamment le magnat des affaires Aliko Dangote qui est sur le point d’ériger la plus importante raffinerie jamais construite sur le continent.

Or, l’arrivée de ces acteurs est incompatible avec le maintien d’un système de subventions des produits pétroliers. Il reste néanmoins à savoir s’il n’était pas possible d’arrêter les subventions sans pour autant privatiser une entreprise si fondamentale dans l’économie du pays et pour le budget nigérian.

Partager.

Répondre