Tous les articles qui parlent de 195 - Page 3

Néanmoins, en dépit de toutes ces difficultés, il existe de vraies réussites avec des entrepreneurs professionnels et conscients que les rêves de grandeur ne sont pas compatibles avec cette activité. IL existe dans tous les continents des compagnies dites de «troisième niveau», terme qui devrait être modifié car un peu dévalorisant, et qui sont économiquement prospères. Que ce soit au Gabon ou Afrijet construit avec constance un réseau à base d’ATR 42 ou au Kenya où les lodges ne peuvent être atteints qu’avec des appareils de petite capacité comme les Cessna Caravan largement employés dans d’autres pays africains ou dans les pays asiatiques composés de myriades d’îles accessibles certes en bateau mais dont les dessertes aériennes restent indispensables.  

On parle beaucoup des difficultés que le transport aérien doit affronter pour faire face aux livraisons tardives de la part des constructeurs, aux contraintes liées au lobby écologistes, aux différentes taxations que les gouvernements infligent aux compagnies voire aux pénalités causées par les conflits entre les Etats et les décisions prises de fermer ou d’ouvrir certains espaces aériens tels que la Sibérie.

Le Groupe d’action financière (GAFI) a annoncé, vendredi 25 octobre, avoir ajouté l’Algérie, l’Angola, la Côte d’Ivoire et le Liban à sa «liste grise.» L’organisation de lutte contre le blanchiment a, en revanche, enlevé le Sénégal de cette liste «de surveillance renforcée», à l’issue d’une réunion plénière tenue à Paris, cette semaine.

Le Groupe d’action financière (GAFI) vient de placer l’Algerie, la Côte d’Ivoire, l’Angola et le Liban sur sa «liste grise.» Le Sénégal, lui, a été retiré de cette liste qui identifie les pays travaillant activement avec le GAFI pour remédier aux déficiences stratégiques de leurs régimes de lutte contre le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme

Selon la nouvelle configuration arrêtée en Conseil des ministres du mercredi 23 octobre, l’Etat détiendra désormais 56% du capital contre 49% précédemment. Alhamdou AG Ilyene, ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration, a déclaré que cette prise de contrôle s’est effectuée sans « débourser un franc». Le groupe Maroc Telecom, relégué au rang d’actionnaire minoritaire, n’a pas encore réagi à cette décision. Il n’est pas certain que ce coup de force de Bamako soit conforme au pacte d’actionnaires, auquel cas, cela promet une bataille juridique devant les tribunaux ou les cours d’arbitrage.

C’est une escalade dans ce qui apparaît comme une offensive de Bamako envers les investisseurs étrangers. Comme Afrimag l’avait rapporté le 17 octobre dernier (ndlr : La filiale de Maroc Telecom dans la tourmente), le groupe des télécoms marocain va devoir affronter la décision du gouvernement malien de lui reprendre la majorité, et donc le contrôle dans le tour de table de sa filiale, Moov Africa Malitel (le pôle Mobile de Sotelma, l’ex-opérateur public).

L’industriel français Orano a annoncé mercredi 23 octobre la suspension de sa production d’uranium à compter de la fin du mois d’octobre. La société explique cette décision par « l’aggravation des difficultés financières de la Somaïr », sa filiale locale dédiée à l’exploitation de la seule mine d’uranium au Niger.

Le groupe français Orano, anciennement Areva, n’a pas exporté la moindre tonne d’uranium au Niger à cause de la fermeture des frontières avec le Bénin. Le groupe suspend l’exploitation de la seule mine du pays, après avoir déjà perdu en juin dernier les droits d’exploiter un autre gisement d’uranium, celui d’Imouraren. Les militaires au pouvoir veulent le pousser à la sortie.