Le groupe français Orano, anciennement Areva, n’a pas exporté la moindre tonne d’uranium au Niger à cause de la fermeture des frontières avec le Bénin. Le groupe suspend l’exploitation de la seule mine du pays, après avoir déjà perdu en juin dernier les droits d’exploiter un autre gisement d’uranium, celui d’Imouraren. Les militaires au pouvoir veulent le pousser à la sortie
L’industriel français Orano a annoncé mercredi 23 octobre la suspension de sa production d’uranium à compter de la fin du mois d’octobre. La société explique cette décision par « l’aggravation des difficultés financières de la Somaïr », sa filiale locale dédiée à l’exploitation de la seule mine d’uranium au Niger.
La suspension de la production intervient alors qu’Orano n’a pas exporté la moindre tonne d’uranium depuis le début de l’année. C’est sans doute la dernière ligne droite avant le départ définitif du pays comme l’y pousse la junte militaire au pouvoir à Niamey. En effet, depuis le coup d’État de juillet 2023, la frontière avec le Bénin est fermée, rendant « impossibles » les exportations. Dans son communiqué à l’AFP, Orano souligne aussi le refus des autorités locales d’autoriser l’exportation de la production par voie aérienne, par la Namibie. Il faut souligner que les relations entre le gouvernement et Orano dont le malheur est d’être français, sont tendues depuis l’arrivée au pouvoir des militaires. Niamey lui a ainsi retiré en juin le permis d’exploitation du gisement d’uranium d’Imouraren. Pour rappel, le Niger est le deuxième producteur africain d’uranium et le septième à l’échelle mondiale. L’uranium représente entre 15 et 20 % des exportations du pays.





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