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Les géants américains montrent quelques signes de faiblesse. Le résultat net de Delta Air Lines est en baisse de 5% à 3,8 milliards de dollars tout de même, celui de United Airlines est  annoncé en hausse de 6%, mais American Airlines voit le sien s’effondrer de 87% à seulement 111 millions de dollars pour un chiffre d’affaires de 54 milliards de dollars, soit le double de celui du groupe Air France/KLM.

Les résultats financiers de 2025 sont en train de tomber et ils donnent une bonne idée de l’évolution du secteur. Les compagnies aériennes européennes se tirent à leur avantage de cette dernière année alors que les géants américains restent un peu à la peine. Au total l’année 2025 n’aura pas été si mauvaise, aidée en cela par un coût du pétrole resté raisonnable autour des 67 dollars le baril en moyenne. Rappelons que, en 2010, les analystes l’attendaient à 200 dollars ! Comme quoi, faire des prévisions surtout à long terme reste un exercice périlleux

Pour autant les plus gros transporteurs sont sans conteste américains et le choix entre American Airlines, United Airlines et Delta Airlines est fluctuant d’une année sur l’autre. En Europe le groupe Lufthansa avec ses filiales allemandes, et les transporteurs nationaux suisse, autrichien, et belge, sans compter la très grosse participation dans la compagnie nationale italienne, pèse d’un très grand poids d’autant plus qu’il se dirige vers un management centralisé. Néanmoins, je me rends au consensus actuel qui attribue à American Airlines Group le titre de premier transporteur aérien au monde.

La compétition est particulièrement difficile pour décrocher la première position entre les compagnies aériennes. Que doit-on prendre comme principal critère : le nombre de passagers ? le chiffre d’affaires ? le nombre d’appareils ? le nombre de salariés ? et sur quel périmètre se baser : la compagnie leader, le groupe aggloméré autour de celle-ci ? Bref le rang est discuté et discutable.

 Carsten Spohr, PDG du Groupe Lufthansa

C’est fait, le Groupe Lufthansa vient de boucler l’achat de 41% des actions de la compagnie ITA Airways (Italia Transporto Aereo SpA) pour un montant de 325 millions d’euros, et ce n’est qu’une première étape car le groupe allemand détient le droit de racheter la totalité du capital pour une valeur totale de 829 millions d’euros. C’est un coup de maître auquel d’ailleurs je ne croyais pas. Je misais sur le nationalisme italien et la fierté des Romains ajoutés à la bonne santé du successeur de feue Alitalia

Mais en dépit de toutes ses difficultés, Scandinavian Airlines va ressortir plus forte, même si elle doit abandonner une partie de ses dessertes et bon nombre de ses passagers. Rappelons que dans les bonnes années elle en transportait plus de 30 millions, avec un prix moyen plutôt élevé.

Le transporteur scandinave est en mauvais état. Lâché par ses actionnaires d’origine, les États du Danemark, Norvège et Suède, les fondateurs de l’une des très rares compagnies multinationales à succès dans les années 1970 à 2000, agressée violemment par les transporteurs low costs