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Promulguée début juin, par le président Daniel Chapo, cette législation est présentée par ses initiateurs comme «un levier destiné à renforcer la gestion des ressources stratégiques dans l’intérêt national.» Elle s’accompagne également d’une interdiction d’exporter des produits miniers bruts ou semi-transformés, sauf dérogation exceptionnelle conditionnée à la présentation d’un plan de transformation locale.

Pour faire fuir les investisseurs, on ne peut pas trouver meilleure idée. Une loi qui vient d’être adoptée par l’Assemblée nationale au Mozambique impose une participation gratuite du Trésor de 15 % dans tous les projets miniers. Ce montage qui ressemble à un racket, risque d’effrayer les investisseurs et de porter un coup dur à l’attractivité du secteur, s’alarme la Chambre des Mines du pays. son vice-président, Geert Kolk, a mis en garde les autorités en marge d’une Conférence minière chez le voisin zimbabwéen.

Une équipe du FMI dirigée par Pablo Lopez Murphy séjourne à Maputo du 8 au 12 juin, a confirmé le Fonds dans un communiqué. «L’objectif de cette visite est de faire le point sur l’évolution économique récente, de discuter des plans du gouvernement pour assurer la viabilité des finances publiques et de la dette, et d’examiner comment le Fonds peut au mieux soutenir le Mozambique à l’avenir.»

Le Mozambique s'efforce de rétablir le soutien budgétaire direct de la Banque mondiale dans le cadre d'une initiative de stabilisation macroéconomique, a déclaré mardi 9 juin son ministre des Finances, Carla Louveira, alors que le pays accueillait des visites simultanées de haut niveau de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI).

Cette décision ouvre la voie à la reprise des travaux de construction du complexe industriel dont le coût était initialement estimé à 20 milliards de dollars. Mais avant que la construction puisse reprendre, le gouvernement mozambicain doit approuver le nouveau budget et l’échéancier actualisé. En effet, TotalEnergies estime qu’après quatre ans d’arrêt, le coût de la réalisation du projet a renchéri de 4,5 milliards de dollars supplémentaires.

Avec ses partenaires engagés dans le gigantesque projet d’exploitation du gaz naturel au Mozambique, le groupe TotalEnergies confirme avoir levé la «force majeure» sur la construction du site de production stoppée en 2021 par des attaques de groupes djihadistes se réclamant de Daech.

«Africa50 est une plateforme de solutions ; un mécanisme visant à accélérer les investissements dans l'énergie, les transports et la connectivité numérique. Nous partageons la même vision : bâtir une Afrique interconnectée,» souligne Daniel Chapo, Président du Mozambique, à l’ouverture de l’Assemblée générale des actionnaires qui se tient à Maputo, la capitale du Mozambique. Pour le Président de la Banque africaine de développement et Président du Conseil d'administration du Groupe Africa50, Akinwumi Adenisa, Africa50 est une une marque de confiance de la part des investisseurs institutionnels.

L’Assemblée générale des actionnaires d’Africa50 a débuté ses travaux ce mercredi 13 août 2025 à Maputo, au Mozambique, sous le haut patronage du Président mozambicain, Daniel Chapo. Il ressort de cette première journée l’atteinte des objectifs en terme de financement : en seulement 8 ans, le Groupe Africa50 est devenu un acteur majeur d’appui aux infrastructures en Afrique. Son portefeuille compte aujourd’hui 37 actionnaires dont 33 pays et 4 institutions

Le FMI conditionne la reprise des décaissements financiers à «une normalisation des conditions sociales et à une relance de l’activité économique, notamment dans le secteur des services», indique le communiqué publié par l’institution. En jargon moins diplomatique, cela signifie que le Fonds exprime une certaine déception pour la non-tenue des engagements de réforme souscrits par Maputo en échange de son assistance.

Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit une croissance économique de 3% pour le Mozambique en 2025, contre 1,9 % l’année dernière. Cette projection a été annoncée à l’issue des discussions qui se sont tenues cette semaine entre les équipes du Fonds et Maputo dans le cadre de la revue de l’accord de la Facilité élargie de crédit (FEC).

Les premiers effets collatéraux de la crise politique actuelle à Maputo, sont déjà visibles. Les manifestations violentes, les affrontements meurtriers et les actes de sabotage ont contraint le géant pétrochimique sud-africain Sasol à réduire la production sur ses sites mozambicains de Pande et Temane. Selon les explications de son management, «cette réduction vise à protéger la sécurité du personnel et des installations dans un contexte de violence croissante, mais elle entraîne des perturbations majeures dans la chaîne d’approvisionnement en gaz, en Afrique du Sud.»

La crise politique née de la victoire contestée de Daniel Chapo à la présidentielle, candidat du Frelimo, le parti « marxiste » au pouvoir depuis l’Indépendance, est en train de menacer gravement l’approvisionnement en gaz de l’Afrique du Sud, fragilisant son secteur industriel et énergétique fortement dépendant des importations du Mozambique. Le soutien aveugle de l’ANC aux «camarades» mozambicains, risque de coûter très cher à l’économie sud-africaine